Mission CEDEAO à Conakry : Abdouramane Sano fait le procès du régime Condé

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A sa rencontre avec la mission de la communauté économique des états de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) ce lundi à Conakry, le front national pour la de la constitution (FNDC) n’a pas été tendre avec le régime Condé. C’est l’impression que le coordinateur du mouvement nous a donné lors de son compte rendu fait à presse.

Selon Abdouramane Sano, la délégation qu’il a conduite au siège de la CEDEAO à Conakry cet après-midi, en abordant l’actualité nationale a dit : « Comment M. Alpha Condé est en train de dérouler son coup d’État constitutionnel. Et la détermination du peuple à empêcher un troisième mandat dans le pays, les risques que cela comporte…»

Poursuivant, M. Sano ajoute que ses collègues et lui ont « dénoncé la ruse, les différents stratagèmes qui sont en train d’être faits pour qu’il y ait une frange extrêmement importante de la communauté nationale exclue du processus électoral. Sans compter toutes les anomalies qui existent dans le processus, les institutions qui sont soumises (sous ordres), la corruption qui gagrène et les risques que la situation actuelle qui prévaut dans notre pays pourraient faire courir à la sous-region. »

A propos du bras de fer entre le pouvoir qui veut organiser les élections que l’opposition politique menace d’empêcher, Abdouramane Sano informe que sa structure n’est pas dans ce schéma. « Nous disons au FNDC qu’il y a pas de troisième mandat. Quel que soit ce que cela pourrait coûter, on a dit: nous sommes engagés dans un processus pacifique…», a-t-il affirmé.

Les violences enregistrées depuis le lancement des manifestations anti troisième mandat n’ont pas été passées sous silence à l’occasion de cette rencontre. En tout cas, selon le coordonnateur du FNDC qui informe que ces cas ont été « signalés aussi ». « Mieux, informe-t-il, on a remis d’ailleurs à l’attention du président en exercice, mais aussi à l’attention du président de la commission, deux courriers avec des images d’un extrait des violences qu’on a enregistrées. …Pour dire jusqu’où ce pouvoir dictatorial est en train de massacrer les populations à des fins égoïstes. »

Une situation assez difficile dont la solution selon M. Sanso, pour le FNDC, c’est  « le respect des lois ».