Mois de l’enfance : Des chiffres inquiétants dans la région de Labé !

juin 10, 2018 6:04
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Entièrement dédié aux tous petits, ce mois de juin est une occasion en or pour regarder dans le rétroviseur quant aux violences, exploitations et toute sorte de maltraitance exercé sur les enfants dans le monde en général et la Guinée en particulier. Dans la région administrative de Labé, les chiffres recueillis par la rédaction locale de votre quotidien électronique Guinéenews font froid au dos.

En une année c’est-à-dire entre juin 2017 et juin 2018 le constat réalisé dans les cinq préfectures de la région administrative de Labé est alarmant pour ne pas dire révoltant. Mamadou Mouminy Balde, le directeur régional de l’action sociale, promotion féminine et enfance Labé a été évasif en livrant les chiffres préfecture par préfecture. « Effectivement nous disposons de certaines statistiques de viol, de maltraitance de 2017 – 2018. Par préfecture nous avons ici pour Lelouma, 2 cas de viols en novembre 2017 ainsi que 4 autres cas transférés auprès des services judiciaires » entame-t-il.

Pour ce qui est de la préfecture du Mali, Baldé Mamadou Mouminy soutient : « à Mali nous avons 5 cas de viol qui ont été évacué par les services sanitaires et qui ont bénéficié de l’assistance psycho-sociale et judiciaire. Toujours, Mali nous avons 8 cas de maltraitance qui ont été transféré dans les structures sanitaires. Nous avons toujours à Mali 16 enfants en situation de mobilité qu’on a pris dans les frontières et qu’on a essayé de réinsérer en famille » ajoute-t-il.

Les préfectures de Koubia et Tougué n’ont pas été en reste. Le directeur régional de l’action sociale, promotion féminine et enfance Labé est au rapport : « maintenant pour Koubia aussi nous avons 10 cas de viol, 15 cas de mariage précoce, 16 cas de mobilité et 20 cas de maltraitance enregistrés en 2018 là. Pour Tougué, nous avons 5 cas de viols, 4 cas de mariage précoce et 3 cas de maltraitance » affirme Baldé Mamadou Mouminy.

À Labé centre, les chiffres sont effrayants : « Labé ici, 13 cas de maltraitance, 4 cas d’abandon d’enfants, 3 cas de tentatives de viol, 1 cas de menace de mort et 10 cas de viols. Donc, tous ces cas ont été transférés à la justice et les auteurs sont en train de purger des peines pour le moment. Maintenant Sabou Guinée (ONG local de protection des droits des enfants) aussi, nous a donné leurs statistiques. Ils ont 35 cas de maltraitance, 68 cas d’enfant en situation de rue, 152 cas d’enfants en situation mobilité qui ont bénéficié de réinsertion en famille » à conclut Mamadou Mouminy Balde, le directeur régional de l’action sociale, promotion féminine et enfance Labé.

Force est de reconnaitre que même ces chiffres ne reflètent pas la réalité sur le terrain car pour qui connaît, sur 10 cas de viol ou de maltraitance, seulement deux à trois sont exposés à la place publique. Le reste est socialement géré entre les familles. Un phénomène qui contribue à multiplier ces violences sur les mineurs au foutah djallon.