Mort d’un jeune à Kiryah/Coyah : après l’émeute destructrice des jeunes, la localité devenue un no man’s land

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Tout est parti le mardi 4 février dernier lorsqu’un camion benne appartenant à une société sous-traitante de CIMAF a renversé Mohamed Bangoura, élève âgé 18 ans dans le district de Kiriya, sous-préfecture de Wonkifong, préfecture de Coyah. D’urgence, le jeune a été transporté à l’hôpital de Coyah où malheureusement il succombera plus tard de ses blessures.

Suite à cet accident, un groupe de jeunes est descendu dans la rue et a incendié ledit camion benne tout en mettant en garde le président du district d’intervenir le plutôt que possible pour réparer le  »tort ».

Après cet acte de vandalisme, le chef du secteur a porté plainte à la gendarmerie de Coyah contre ces jeunes vandales qui ont incendié le camion de la société sous-traitante.

Ainsi dans la nuit du vendredi 7 à samedi 8 février, les gendarmes ont débarqué à Kiriyah pour procéder à l’interpellation de plusieurs jeunes.

Il ne fallait plus que ces arrestations pour pousser les jeunes à aller incendier la maison du président du district, ses voitures, les camions et des engins appartenant à d’autres sociétés sous-traitantes.  La maison de Momo Arafan Soumah, membre du bureau de la commune rurale de Wonkifong, chargé des conflits n’a pas été épargnée.

Ces deux personnes n’ont d’ailleurs eu la vie sauve que grâce à l’intervention de leurs enfants qui ont réussi à faire sauter les verrous des fenêtres de leurs maisons respectives.

Ce lundi 10 février, des jeunes pour exprimer leur colère ont à nouveau érigé des barricades sur les principales artères de Kiriyah. Ces jeunes frondeurs dénoncent par ailleurs la gestion  »opaque et unilatérale » des fonds issus de l’exploitation de la carrière par le président de district.

Aujourd’hui, les villageois ont fui leurs maisons et  le village ressemble à un véritable no man’s land. Quant aux personnes accusées (le président de district, le conseiller communal de Wonkifpng, chargé des conflits, Arafan Soumah ainsi que leurs enfants), elles sont actuellement sous la protection du préfet de Coyah qui est aussi accusé d’être un des complices dans ce dossier.