Nabayagate : Comment Ismaël Dioubaté aborde-t-il la question relative aux 35 milliards destinés à l’équipement des centres?

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Dans un présumé scandale financier récemment révélé par Guineenews, il est fait mention de la disparition – sans traces – de 35 milliards GNF, qui devraient servir à l’achat d’équipements pour les centres de formation professionnelle de certaines villes provinciales.

Une question qui a été abordée par le ministre du Budget ce jeudi 10 décembre 2020, au cours d’une conférence de presse. A propos de cette fortune initialement destinée à l’achat d’équipements des centres de formation professionnelle de Siguiri, Kankan, Kouroussa et Nzérékoré, Ismaël Dioubaté a tenté, dans un exercice difficile, de faire comprendre à l’assistance que ces centres de formation construits à la faveur de la célébration de la fête tournante de l’indépendance n’ont jamais été équipés jusqu’à date.

« On a instruit qu’il faut qu’à l’ouverture, ces centres-là soient équipés. La précision est importante. Et lorsqu’il a été question de proroger les crédits, la lettre m’a été adressée. J’ai demandé qu’il devait y avoir un tableau d’évaluation des besoins joint en annexe. Ce tableau m’a été transmis, joint en annexe, signé par le directeur du service d’examen du ministère de l’Enseignement technique. Lorsqu’il était question d’accorder les 35 milliards GNF, la même évaluation a été demandée pour savoir est-ce que les équipements qu’on doit acheter correspondent aux besoins réels. Les 35 milliards ont été accordés », a-t-il motivé.

Poursuivant, l’orateur a tenu à apporter deux précisions que lui-même a jugées importantes. « La première, on dit qu’il y a eu un prétendu contournement de processus, en contournant le ministère du Plan pour envoyer au ministre de l’Economie et des finances qui traite directement. C’est une mauvaise compréhension de la nouvelle nomenclature budgétaire. Parce que la nouvelle nomenclature fait une distinction nette entre les programmes d’investissement hors-projet et les programmes d’investissement projet. C’est-à-dire tout ce qui est rénovation, acquisition de bâtiments, tout ce qui est infrastructure dure, vous ne pouvez pas le faire sans passer par la ministre du Plan. Mais tout ce qui est équipement, matériels et mobiliers de bureaux, ce sont des investissements hors-projet. Dans ce cadre-là, les institutions et les départements sectoriels sont fondés de faire leurs passations de marché et leurs propres évaluations. Parce que ça ne rentre pas dans le cadre du Plan », a expliqué M. Dioubaté.

« L’autre aspect qu’il faille éclaircir, ajoutera-t-il, au niveau des autres produits spécifiques, dans la nouvelle nomenclature, cet agrégat a été réservé par certains départements ministériels tel que l’Élevage, l’Agriculture et l’Enseignement technique, qui utilisent les matières d’œuvre. C’est-à-dire, les réactifs, les petits outillages. C’est ça le sobriquet, autres produits spécifiques. Mais dans la comptabilité, on peut les détailler ».

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