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    samedi, 17 avril 2021
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    Conakry
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    Nécrologie : Mahmoud Bah, auteur et ancien résistant n’est plus !

    C’est suite à une longue maladie et après avoir des complications de Covid 19, que Mahmoudou Bah est décédé ce matin à l’hopital Avicenne de Bobigny en France à l’âge de 80 ans.

    Frère jumeau de Mamadou «Founè» Bah l’ancien «fédéral» de Labé, Mahmoudou est né en  1940,  fera des études primaires et secondaires en Guinée et participera comme les jeunes de son âge à la campagne référendaire de 1958 qui donnera l’indépendance à la Guinée.

    Après son baccalauréat en 1960, Mahmoudou ira faire des études d’ingénieur en France et comme beaucoup de Guinéens désillusionnés par la gouvernance totalitaire qui se profilait en Guinée indépendante sous le joug du PDG, Mahmoudou Bah restera en exil en France et sera impliqué dans les mouvements d’oppostion au régime de Conakry.

    Fatigué des luttes intestines de l’opposition, Mahmoudou Bah abandonnera tout et ira s’installer à Dakar d’où il recrutera des patriotes pour mener une lutte armée contre le régime de Sékou Touré. Son mouvement le RGE (Regroupement des Guinéens de l’Extérieur)- peu connu du grand public – enverra des jeunes en formation militaire aux Comores. Son groupe lancera une grenade lors d’un congrès au palais du peuple. Après plusieurs actes de sabotage, le groupe sera victime de trahison et en 1979 Mahmoudou sera arrêté à la frontière et envoyé au camp Boiro ou tous ses compagnons seront assassinés.

    Mahmoudou résistera à la torture de la cabine technique et refusera de dénoncer qui que ce soit pour un régime qui cherchait à justifier de nouvelles arrestations de Guinéens notamment le militaire Kabassan Kéita qui avait été arrêté et accusé de complot avec la complicité des militaires formés en Lybie.

    Le régime guinéen aux abois avec l’échec économique et les multitudes condamnations des organismes de droits de l’homme utilisera Mahmoudou Bah comme monnaie d’échange avec le gouvernement français qui interviendra pour lui alleger les conditions de détentions.

    A la mort du dictateur en 1984, les militaires guinéens ouvriront le camp Boiro et Mahmoudou Bah sera parmi les premiers libérés et le CMRN lui offrira un poste de ministre qu’il déclinera préférant retourner en France pour se soigner. Il yfera une carrière d’enseignant jusqu’à sa retraite et

    Il reprendra son travail d’eet écrira plusieurs ouvrage sur la Guinée qu’il aimera jusqu’à son dernier souffle. Ses ouvrages «Construire la Guinée après Sékou Touré», Éditions L’Harmattan, 1990 et «Guinée 1958-2008 : Sortir du Ghetto» Éditions Menaibuc, 2008 ont fait référence.

    Mahmoud Bah laisse trois enfants, trois petits enfants et une veuve Aissatou «Banny» qui fut une correctrice bénévole pour Guinéenews© pendant des années.

    Que Dieu aît son âme et l’acceuille dans son paradis !

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