Négociations Etat-SLECG: ces arguments du gouvernement qui passent chez le syndicat

octobre 13, 2018 9:43
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Au sortir de la salle des négociations le vendredi 12 octobre, la partie gouvernementale représentée par Mounir Camara, Conseiller politique du Premier ministre, a déclaré que le gouvernement est sensible à la revendication non seulement des enseignants mais aussi de tous les travailleurs. Lisez plutôt son intervention :

«Lorsque nos partenaires revendiquent un nouveau SMIG (Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti). C’est-à-dire un salaire de base de huit millions de francs guinéens, qu’ils acceptent avec nous, que nous ne puissions répondre. Parce que la loi obéit à une procédure. Il y a le projet de loi, que le gouvernement introduit à l’Assemblée nationale. C’est elle qui examine les lois, et une fois approuvée, le président de la République ne fera que promulguer. Donc en tant que représentant du gouvernement à ce dialogue, nous dirons qu’il ne relève pas de notre compétence, ce serait enfreindre à la loi. Par contre, nous disons que le gouvernement est sensible aux conditions de travail de tous les Guinéens. L’amélioration des conditions  de vie des fonctionnaires, particulièrement des enseignants et ceux du secteur de la santé qui sont les couches les plus sensibles. Le gouvernement est en train de faire un programme dans le cadre du PNDES pour créer des meilleures conditions de vie des travailleurs et prioritairement des enseignants.  Nous sommes au dixième mois de l’année 2018. Nous avons a connu deux augmentations de salaire… Lors de la session parlementaire, le gouvernement a déposé un projet de loi. Toute dépense dans le cadre de l’exécution d’un budget, si elle n’est pas programmée, c’est une entorse dont les conséquences sont immédiates. Nous avons dit à nos partenaires  que le gouvernement est en train d’étudier les différentes conditions pour améliorer les conditions de vie des travailleurs, y compris les enseignants. Le dialogue continue et il va se poursuivre le lundi prochain à 10 heures. Nous ne pouvons pas nous prononcer sur le budget de 2019 qui n’est même pas étudié par l’Assemblée nationale».