Négociations Etat-SLECG: les syndicalistes exigent le virement des salaires gelés des enseignants

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A peine reprises ce jeudi 27 septembre, les négociations entre le SLECG (Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée) et le gouvernement ont été aussitôt reportées pour demain vendredi, a-t-on constaté au siège du ministère de la Fonction Publique, de la Réforme de l’Etat et de la Modernisation de l’Administration.

Au sortir de la salle, le président de la commission syndicale des négociations et par ailleurs, secrétaire général adjoint du SLECG,  Oumar Tounkara a affirmé qu’ils ont exigé du gouvernement le revirement des salaires des enseignants gelés.

Parlant de la grève annoncée pour le 3 octobre, jour indiqué par les autorités pour la rentrée des classes, Oumar Tounkara a laissé entendre que si rien n’est fait d’ici cette date, le débrayage dans le secteur de l’éducation est inévitable.

«Le Bureau exécutif national du SLECG a constaté avec amertume que les salaires de 11 148 enseignants ont été gelés. Nous demandons à la partie gouvernementale qu’avant d’aborder les autres préalables de bien vouloir revirer les salaires des enseignants. D’ailleurs, le revirement des salaires est devenu une condition pour la poursuite des négociations. Aujourd’hui nous n’avons pas abordé la question relative à un salaire de base de 8 millions pour les enseignants. Parce que ce qui fait le souci majeur des enseignants aujourd’hui, c’est le revirement de leurs salaires. Le gouvernement a voulu que les gens soient payés au billetage. Nous nous sommes opposés catégoriquement, nous leur avons dit que la même manière qu’ils ont gelés les salaires, c’est la même manière qu’ils doivent encore procéder au revirement. Pour le moment, c’est un avis de grève qui est lancé. Si nous ne nous entendons pas autour d’un salaire de base de huit millions de francs guinéens pour enseignants, une grève générale illimitée sera déclenchée le 3 octobre. Alors, que ce contrôle soit un stratagème pour le gouvernement, nous aussi, nous avons notre stratégie. Que chacun affutent ses armes», a expliqué le professeur de philosophie Oumar Tounkara.