Négociations SLECG-Etat : Le syndicat dit que les 8 millions sont payables et se mobilise

mai 15, 2018 10:50
0

Le Secrétaire général adjoint du SLECG (Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée), Oumara Tounkoura a fait comprendre aux enseignants mobilisés ce mardi 15 mai à Donka que l’Etat est capable de payer les huit millions comme salaire de base.

Selon lui, il y a des enseignants qui se posent la question si l’Etat est capable de nous payer les huit millions. « L’Etat peut payer tous les travailleurs à 15 millions comme salaire de base. Prenez le Port, l’Aéroport, les Impôts, les Douanes, la Pêche, les Petites et Moyennes Entreprises, les jeux d’hasard, les téléphonies, les taxes, les dons (…). Alors ne nous laissons pas distraire », a-t-il lancé.

D’après M. Tounkara, le SLECG est devenu aujourd’hui comme Ebola, la peste et le choléra pour les autorités. « Notre destin est dans nos mains, unis nous sommes forts et invincibles. Divisés, nous devenons vulnérables, la démission collective entraîne  le malheur collectif, la prise de conscience  collective entraîne le bonheur collectif. Il faut individuellement et collectivement, des nuits comme des jours, sous le soleil comme sous la pluie, dans le mois de Ramadan tout comme dans les mois pendant lesquels qu’on mange, soyons déterminés derrière notre camarade Aboubacar Soumah comme un seul homme », a-t-il conseillé.

Et de poursuivre : « Notre combat est légitime, nous n’avons pas le droit de vivre dans la précarité, dans la misère alors que ceux qui ont fait les mêmes études que nous, vivent dans l’opulence, dans la richesse à tout point de vue. On ne doit plus nous nourrir de beaux mots en disant, vous êtes le moteur, le socle, le miroir…Ils nous pompent les oreilles avec les beaux mots alors que nous vivons la pauvreté au quotidien ».

Dans la même logique, le professeur de philosophie, Oumar Tounkara a sensibilisé enseignants de se tenir prêts. « Le plus grand ennemi de l’homme c’est l’injustice, la paraisse et le manque de courage (…). Les anciens syndicalistes véreux, cupides, égoïstes et ethnocentriques qui ne veulent que remplir leurs poches et leurs comptes bancaires sont là pour saper le mouvement de grève (…). Il faut que nous sensibilisions tous les enseignants car, si tout le monde est absent, est-ce qu’on parlera de remonter une liste des présents », a-t-il fait savoir.

Dans la même lancée, M. Tounkara a déclaré que les richesses du pays doivent être partagées équitablement entre ses fils et filles. « Ils mangent le beurre, l’argent du beurre et même l’emballage avant et ils nous disent de les applaudir. Les richesses du pays doivent être partagées de façon équitables. Nous remarquons que les enseignants ont tendance à démissionner. Nous ne sommes pas des Ghanéens, des Maliens ou encore des Sud Africains en Guinée. Nous sommes des Guinéens en Guinée. Nous devons nous battre par tous les moyens légaux pour défendre nos droits », a-t-il dit.