Niagassola/Siguiri: une localité aux fabuleux potentiels touristiques à l’abandon

septembre 25, 2018 3:59
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 Avec ses 35 mille âmes reparties sur les 5440Km², la sous-préfecture de Niagassola, le berceau du mythique balafon communément appelé le ‘’Sosso Bala’’ est l’un des nombreux sites touristiques du pays aujourd’hui inexploités sinon laissés dans une situation de total abandon.

Située à 135 kilomètres de la commune urbaine de Siguiri, Niagassola compte parmi les localités guinéennes ayant été érigées en arrondissement depuis le 4 juillet 1960, mais qui est aujourd’hui confrontée à un manque criard d’infrastructures publiques de base. Elle regorge de fabuleux potentiels touristiques non encore valorisés voire méconnus qui auraient pourtant pu faire d’elle un pool d’attraction des touristes étrangers et locaux. Ils sont au nombre de 7 que certains admirateurs de la localité appellent les ‘’7 merveilles’’ de Niagassola par allusion aux 7 merveilles du monde.   Ce sont : le Sosso Balla ; la grotte du fondateur de Niagassola ; le fort de Gallieni ; les tombes des 24 marins Français ; la chute de Mali Toubab avec les poissons mystérieux ; la chute des chauves-souris  et les tombes des tirailleurs guinéens.

Avec le temps et le manque d’entretien, tous ces sites sont en train de tomber en ruines. Une situation face à laquelle les habitants de Niagassola expriment leurs vives préoccupations.

« Nous sommes convaincus que la zone est reculée mais les autorités doivent pouvoir assumer leur obligation régalienne en dotant la localité de Niagassola d’infrastructures de base. Tels que des routes, l’adduction d’eau, la desserte en électricité, des centres de santé, des écoles, des postes de commissariat et de gendarmerie… Chez nous ici, il  y a assez de sites touristiques mais qui ne sont pas entretenus », déplore Lamine Kéita, habitant de Niagassola.

Quant à Ibrahim Kouyaté, cet autre habitant, il se plaint de la mauvaise qualité de réception des signaux des radios locales. Ce qui entretien, affirme-t-il, la sous-information chronique des populations.

Par ailleurs, en faisant un tour par la ville, tout visiteur est frappé par l’état de délabrement et de vétusté du bloc administratif de la sous-préfecture, de l’école primaire centrale. Interpellé sur la situation, le sous-préfet Sanfan Camara reconnaît que sa localité est confrontée à des difficultés liées soit au manque d’infrastructures, soit à leur vétusté avant de lancer un appel au gouvernement pour leur réhabilitation.