«Non-lieu » dans l’affaire « attaque du véhicule de Dalein » : surprise à l’UDFG qui parle d’une « justice à double vitesse »  

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A l’occasion du procès de Oumar Sylla alias ‘’Foniguè Manguè’’ du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), le procureur de la République près le Tribunal de Première Instance (TPI) de Dixinn, Sidy Souleymane N’Diaye a annoncé dans la salle que la procédure dans le dossier de l’attaque du véhicule du président de l’UFDG Cellou Dalein Diallo qui était en cours au niveau de la brigade de la gendarmerie de Kipé été clôturée. En conséquence, « un non-lieu a été déclaré ».

Aussitôt joint au téléphone par Guinéenews, le Secrétaire général de l’UFDG Aliou Condé dit être surpris de cette décision. Lisez plutôt sa réaction !

« Nous sommes surpris de l’avoir appris de façon cavalière. Il parait que c’est lors du procès de Fonigué Manguè que le procureur de la République près du Tribunal de Première Instance de Dixinn Sidy Souleymane N’Diaye aurait fait cette déclaration. Dans la salle, notre avocat était surpris d’apprendre une décision de justice sur un dossier qu’il suit et que c’est au cours d’une audience que l’information lui soit donnée. Pour nous, c’est la première anomalie.

La deuxièmement anomalie, je suis étonné que le procureur dise qu’ils n’ont pas retrouvé le coupable. Je ne sais pas s’ils ont bien vu la vidéo. On voit clairement un monsieur qui s’avance vers le véhicule d’El hadj Cellou Dalein Diallo, qui tire sur lui. A gauche de la voiture, il y avait un véhicule de la gendarmerie et des gendarmes qui ont vu le monsieur partir vers eux après avoir tiré, ceux-ci lui ont fait un geste après il s’est retourné avant de fuir. S’ils n’ont pas pu identifier celui qui a fui mais, en regardant l’image on sait quel est le corps qui était déployé ce jour au carrefour Bellevue. On peut interpeller ceux-là parce qu’ils ont été témoins de la scène en tant que force de l’ordre. S’ils n’ont pas pu réagir, on appelle cela ‘’non-assistance à personne en danger’’. On peut les arrêter et les juger pour non-assistance à personne en danger. On ne fait rien de tout cela. Ce qui veut dire qu’on ne rend pas justice… C’est une chance pour l’UDFG que son président n’ait pas été tué ce jour (…). Cette décision de justice a une double vitesse.  Elle est en fonction de celui qu’on juge et non en fonction des faits, des droits, des lois. C’est ce qu’on a toujours dénoncé. C’est vraiment dommage ! », a-t-il regretté.