Non-respect de l’état d’urgence sanitaire : Le FNDC réagit au communiqué du ministère de la Sécurité

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Du berger à  la bergère. Dans un communiqué publié ce 3 septembre 2020, le ministère de la Sécurité et de la protection civile a menacé de poursuivre en justice ceux qui violent l’état d’urgence sanitaire. Le département dit constater la multiplication de manifestations et de regroupements non autorisés et fait savoir que les contrevenants aux mesures barrières et à l’état d’urgence sanitaire « s’exposent à des sanctions prévues par le Code pénal et le Code de Santé publique ».

La sortie du département de la Sécurité au lendemain d’une forte mobilisation des femmes du RPG Arc-en-ciel au palais du peuple est considérée par le FNDC comme une intimidation.

« Les communiqués d’intimidation du ministère en charge de la Sécurité des promoteurs du troisième mandat contre le peuple de Guinée n’empêcheront plus personne de manifester et de faire des réunions au même titre que les soutiens à l’instauration d’une tyrannie en Guinée », a indiqué le Front national pour la défense de la Constitution avant d’accuser le ministre Albert Damantang Camara de « transformer la police, qui devrait être une institution républicaine, en une véritable troupe répressive contre les opposants à la présidence à vie d’Alpha Condé. »

La plateforme dirigée par Abdourahmane Sano demande aux Guinéens de ne pas céder aux menaces : « Il revient désormais au peuple de ne pas céder à la menace de ceux qui sont en train d’organiser des spectacles au quotidien, de piller les ressources du pays et d’enraciner une dictature qui se retournera contre chaque Guinéen.

Nul n’est sensé obéir à un ordre sélectif, un communiqué de diversion, de deux poids deux mesures dont le seul objectif est de tenter de faire peur à un peuple prêt à se libérer. »