Non-respect de l’état d’urgence sanitaire : le maire de Labé tire la sonnette

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Visiblement, plusieurs citoyens de la commune urbaine de Labé ignorent toujours les dispositions sanitaires imposées dans le cadre de la riposte à l’épidémie de coronavirus qui continue sa propagation en  Guinée. Une situation qui inquiète le maire de Labé qui, par la même occasion dénonce et condamne avec la dernière énergie le non-respect de l’état d’urgence sanitaire dans sa collectivité, au micro de Guinéenews.

Des cérémonies comme les mariages, les baptêmes seraient toujours célébrés en grande pompe dans la commune urbaine de Labé, comme le fustige ici Mamadou Aliou Laly Diallo, le président du conseil communal : « jusqu’à présent les gens sont en train de quitter Conakry pour venir à Labé. Il y a certains compatriotes en provenance de l’extérieur qui sont en train de nous envahir. En plus, jusqu’à présent il y a certains citoyens qui continuent à célébrer les cérémonies de mariage, baptême, … j’ai été informé de la tenue d’un muni tournoi de football», dénonce le maire de Labé.

Pourtant à en croire le syndicat des transports et mécanique générale de Labé, toutes les gares routières sont fermées conformément à l’état d’urgence sanitaire. « Toute la ligne de Conakry est fermée. Aucun véhicule ne bouge de Labé pour Conakry. Depuis la fermeture nous n’avons demandé aucun franc à un chauffeur au compte des droits de transport», précise Mamadouba Camara.

Par contre, force est de reconnaitre que des taxis continuent toujours à faire la navette entre Labé et Conakry. Ce, malgré l’annonce de la fermeture de la capitale dans le souci de freiner l’élan de contamination de la maladie qui ne fait que s’accroître en Guinée avec des nouveaux cas enregistrés quotidiennement.

Le manque de matériel nécessaire dans le cadre de la riposte en cours inquiète le maire de Labé, comme  il le dit lui-même : « quand il y a un suspect à Labé, on est obligé de le transporter à Conakry. Et si on a 100, 200 suspects on ne peut pas transporter tout ce monde-là à Conakry. Nous courrons à la catastrophe. La maladie elle est réelle, elle est en train de faire des ravages dans les autres pays. Même les grandes puissances n’arrivent pas à maîtriser cette maladie. Est-ce que c’est nous qui n’avons même pas les moyens, un système sanitaire très défaillant, est-ce que c’est nous qui allons pouvoir faire face à ça», s’interroge Mamadou Aliou Laly Diallo.

Il faut rappeler que plusieurs dizaines de personnes contacts du premier malade au covid19, déclaré à Labé, sont en quarantaine dans les sous-préfectures de Popodara et de Diari.