Nouvelle loi sur la CENI : « Il n’y a jamais eu de connivence entre le RPG et l’UFDG », tranche Cellou

août 8, 2018 9:39
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L’adoption de la nouvelle loi sur la commission électorale nationale indépendante (CENI) par les députés guinéens, a fait couler beaucoup  d’encre dans la cité. Certains politiques avaient même accusé l’UFDG (union des forces démocratiques de Guinée), parti du chef de file de l’opposition guinéenne d’être en connivence avec le RPG-arc-en-ciel, parti au pouvoir pour sa modification.

Interpellé sur la question ce mardi 7 août, le président de l’UFDG, Cellou, a affirmé qu’il n’y a jamais eu de connivence entre les deux formations politique autour de cette loi sur la CENI.

Il a précisé que l’adoption de la loi sur la CENI, est une revendication de l’opposition. « La mouvance s’est opposée lors du dialogue pour dire qu’il faut attendre la fin du mandat de l’organe en charge de la gestion des élections. Nous avons dit que cette CENI a montré ses limites, son incompétence et sa partialité ; donc, qu’il n’était plus possible d’accepter qu’elle organise une élection nationale. Finalement, lors du dialogue, on a admis que cette CENI devrait finir son travail après l’organisation des élections locales compte tenu de l’urgence qu’il y avait d’organiser celle-ci » à entamé l’opposant.

« Etant une loi organique poursuit Cellou Dalein, il fallait un minimum de consensus à l’Assemblée Nationale avant son adoption. Vous avez les députés de l’opposition qui veulent que la loi soit adoptée, il y a du côté  du pouvoir certains qui souhaitent continuer avec cette CENI. Il fallait trouver un consensus parce que la loi sur la CENi est une loi organique. Il faut nécessairement la majorité qualifiée pour que la loi soit adoptée. » 

Il rappelle par ailleurs, que lors des négociations, une entente moyennant quelques concessions a été trouvée.  « Donc, dira-t-il, on a adopté cette loi qui n’est ni la loi de l’UFDG ni la loi du RPG. C’est la loi  des députés de la République. Il n’y a pas de connivence mais, il fallait un consensus. Nous avons une minorité de blocage, c’est-à-dire que les autres ne peuvent pas passer une loi sans nous parce qu’ils n’ont pas de majorité qualifiée. Il fallait nécessairement qu’il y ait un consensus, mais ce n’était pas de la connivence. »

Le vote de cette loi à l’assemblée nationale a fait l’objet de plusieurs controverses des petits partis politiques et de la société civile qui estiment que les deux (UFDG et RPG-arc-en-ciel) se sont partagés la part du gâteau.