N’Zérékoré: des interpellations suite à une grève dans les stations-services  de la ville ce lundi

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Ce lundi 17 février, les 15 stations-services de la commune urbaine de N’Zérékoré ont durant près d’une heure de temps cessé de fonctionner, avant de reprendre du service, a-t-on appris sur place.

Cette situation intervient après la saisie de plusieurs bidons d’essence et de gasoil dans différentes stations mais aussi sur la route de Diécké par les unités mixtes de la police, de la douane et de la gendarmerie.

Sur les circonstances de cette mesure, le préfet Elhadji Sory Sanoh, explique « depuis la semaine dernière, la population a attiré notre attention sur les attroupements dans les différentes stations. Aussitôt nous avons convoqué une réunion avec les gérants pour leur dire d’arrêter tout service de carburant dans les bidons. C’est dans cette logique que la saisie a été opérée par les hommes en uniforme. C’est pour nous une surprise de voir les stations fermées, mais heureusement cela n’a pas du tout duré », dit-il.

Poursuivant son intervention, le préfet précise « la commission mise sur place doit statuer sur la situation du carburant saisie afin de rendre compte au gouverneur et on prendra la décision qui va s’imposer ».

Mohamed, un des pompistes libéré revient sur les circonstances de son arrestation, « hier nous étions en train de servir à la station de la scierie, lorsque nous avons vu plusieurs pickups. Nous étions au nombre de 4 personnes. On nous a envoyé au commissariat de police centrale où on a passé la nuit. On vient de nous libérer en retenant notre gérant M. Sow  Mamoudzou, car c’était la condition de notre liberation. Il fallait que notre gérant se présente, lui. »

Par ailleurs, joint par notre reporter, André Malomou revient sur les faits: « vous savez, il  n’y a pas de crise d’essence en ville. Donc y a pas de raison qu’on ne serve pas dans les bidons. Si y a crise on informe les gérants, de ne pas servir dans les bidons. Nous avons des exigences et des volumes de vente à atteindre. Si on ne vend pas dans les bidons comment les sous-préfectures vont être servies. Donc nous demandons juste au préfet de restituer les bidons de nos clients et de libérer les pompistes arrêtés au niveau de la station de scierie. »

« S’ils veulent arrêter les gens, il n’ont qu’à les attendre à la frontière. On ne peut pas venir saisir des bidons en ville sous prétexte que ce carburant sort hors du pays. Donc il faut sécuriser nos frontières dans ce cadre-là. Nous avons des obligations  vis-à-vis de nos partenaires. On peut pas comprendre qu’on arrête des pompistes alors qu’on n’est pas en période de crise », déplore Céce Loua, propriétaire de station.