voir Plus
    vendredi, 16 avril 2021
    31 C
    Conakry
    «Le plaisir de vous informer objectivement sans biaise ni tabou est notre crédo». YBS

    N’Zérékoré: explosion des cas de tuberculose sur fond de rupture de médicaments

    Le nombre de tuberculeux de la plus grande préfecture de la région forestière ne cesse d’accroître. Cette hausse de cas intervient dans un contexte de rupture de produits anti-tuberculoses.

    A un intervalle de 3 mois, N’Zérékoré a connu 102 nouveaux, tous enregistrés au centre de lèpre, tuberculose et onchocercose (LTO).

    Interrogé, Agnès Camara, chargée de la consultation curative au centre LTO précise : « cette journée mondiale de la lutte contre la tuberculose est une opportunité pour nous faire l’état des lieux. Force est de constater que nous sommes confrontés à une montée galopante du nombre de cas positifs mais aussi de à la rupture des produits. Car de décembre à février, nous avons enregistré 102 nouveaux cas. A cela, s’ajoutent 270 cas qui suivent le traitement depuis 3 mois.»

    Difficultés dans les dépistages et dans la prise en charge sanitaire

    Parlant des difficultés, Agnès Camara a mis l’accent sur la rupture totale des bandelettes qui permettent de réaliser les tests de tuberculose et même de VIH/SIDA. Pas seulement, la rupture des produits pour mieux accompagner les malades, est aussi évoqué comme une des difficultés rencontrée dans la lutte contre la tuberculose.

    « Si on ne nous vient pas en aide, la situation risque d’être très compliquée. Parce que le traitement de la tuberculose se fait en deux phases. Il y a la tuberculose pulmonaire qui dure 6 mois et celle osseuse qui dure un an. Mais dans tous les cas, les traitements sont gratuits », a déclaré Agnès Camara.

    Dans la même logique, Nyankoye, un patient tuberculeux renchérit : « mes produits sont finis depuis 17 jours. Aujourd’hui, cela fait quatre fois que je vienne ici. Et à chaque fois, on me dit que les produits sont finis. Il faut qu’on nous aide à avoir les produits, sinon… »

    En attendant que le centre ne soit à nouveau approvisionné en médicaments et intrants, ces malades souffrants de tuberculose ne savent plus à quel saint se vouer. Vu que leur état de santé se dégrade, chaque jour qui passe sans une prise en charge adéquate.

    À LIRE AUSSI

    PUBLIREPORTAGE