N’zérékoré : les populations s’en prennent aux ouvrages de l’ANAFIC à cause de leur qualité

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Comme annoncé dans nos précédentes dépêches, la mauvaise qualité des ouvrages réalisés par l’ANAFIC (Agence nationale de financement des infrastructures communautaires), pose problème  dans certains quartiers de la commune urbaine de N’zérékoré. Ces derniers temps, les ouvrages de franchissement réalisés dans le cadre de ce projet, provoquent des inondations au point qu’ils ont été démolis par les populations victimes, a-t-on constaté sur place.

En effet, malgré l’alerte donnée par notre rédaction sur les risques d’inondation dus à la mauvaise qualité de certains ouvrages réalisés par l’ANAFIC, rien n’a été fait, jusqu’à ce que l’irréparable se soit produise.

Avec des pluies diluviennes qui se sont abattues ces derniers jours sur la cité forestière, plusieurs habitations ont été inondées dans les quartiers. Et cela a eu pour conséquence, la mobilisation  des jeunes gens qui ont démoli purement et simplement ces  ponts mal faits.

Mohamed Kéra, un habitant victime de l’inondation précise dans ce témoignage confié à notre rédaction : « vous voyez, toute notre concession est inondée. Tous nos objets sont dans l’eau, nos latrines sont tombées. L’eau n’a pas de passage à cause de la mauvaise contribution de ce pont. On avait attiré l’attention de l’autorité mais rien n’a été fait, et maintenant nous, on ne peut que trouver notre solution à nous, qui est celle de détruire ce pont, sinon ça ne va pas », a-t-il déploré.

« Nous sommes là depuis plus de 15 ans, jamais nous n’avons connu d’inondation ici. Mais depuis la réalisation de ces ouvrages de franchissement par l’ANAFIC (agence nationale de financement des collectivités), on n’a pas la paix du cœur ici. Aujourd’hui, nos objets et vivres, à savoir le riz, nos condiments, nos habits sont détruits par l’eau. C’est pour cela que nous demandons de l’aide aux personnes de bonne volonté », a flétri  Mariame, une mère de famille victime de ces inondations.

A noter qu’au moment où nous publions cet article, les jeunes étaient en train de démolir l’ouvrage.