N’Zérékoré : pour en finir avec Ebola, l’ANSS se donne deux mois

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En mission pour l’acheminement de la deuxième dose de vaccins anti Ebola, ce jeudi 4 mars, le directeur de l’Agence nationale de sécurité sanitaire s’est montré satisfait du travail abattu par les différents acteurs de la lutte contre Ebola dans la préfecture de N’Zérékoré.

Pour le faire savoir, le Dr Sakoba Keita, dira : “ la promptitude de votre action, sur le terrain nous rassure. Car vous avez réussi à circonscrire cette maladie. Le suivi des contacts et les vaccinations, ce sont là les principaux moyens de lutte. Car nous devons avoir au moins 85% de personne vaccinées. Ce qui nous permettra de respecter le délai de deux mois qu’on a donné à la communauté internationale pour finir avec Ebola. Mais le constat est que la couverture vaccinale manque. Donc, nous devons parler à nos parents pour qu’ils prennent les vaccins et les molécules”.

Quant à la gestion des données nle directeur de l’ANSS poursuit : “ il faut que toute les statistiques passent par la direction préfectorale de la santé ou la direction régionale de la santé, c’est dire par l’équipe de riposte”.

Sur la présence des partenaires, il a précisé que : “ nous voulons que la direction régionale de la santé indique clairement les partenaires compétents et reconnus. Pour la prise en charge, c’est Alima, qui est reconnu. En plus, tous les partenaires doivent être munis d’un ordre de mission de l’ANSS mais aussi des termes de références. Car pendant que j’ai 560 malades de Covid-19 contre 17 d’Ebola, tous les partenaires se transportent ici à N’Zérékoré. On ne sait pas, qui fait quoi ? Donc cela doit s’arrêter”.

Enfin, Dr Sakoba Keita a informé de l’arrivée très prochaine d’un laboratoire mobile d’analyse rapide.

Prenant la parole, le Professeur Kizerbo, le représentant de l’OMS en Guinée a remercié “ l’équipe surtout dans la répartition des efforts. Nous avons donné le grade deux à la région forestière, pour signifier le risque non seulement pour la région mais aussi pour les pays limitrophes. Donc sur toute la scène de lutte, nous devonsnous impliquer mais aussi avoir l’adhésion des communautés. C’est la seule approche qui pourra nous permettre de finir avec ce virus. Sinon malgré l’arrivée d’au moins 20 mille vaccins, la tâche ne sera pas facile si toutefois nous n’avons pas l’adhésion des communautés. La surveillance et l’inspection doivent être notre arme. Car les épidémies naissent dans les communautés, et meurent dans les mêmes communautés. Donc le respect des mœurs et des coutumes doit être de mise. Surtout dans cette approche d’enterrement digne et sécurisé”.

De son côté, le préfet Sâa Yola Tolno, se dit heureux de recevoir “ces vaccins” et a promis de prendre “toutes les mesures pour la sensibilisation afin de permettre à nos populations de croire à cette maladie mais aussi d’accepter le vaccin. Car l’expérience de 2014, devrait nous servir de leçon afin d’éradiquer cette maladie le plus rapidement possible”.

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