N’zérékoré : un corps sans vie découvert dans le fleuve Tilé

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Le corps sans vie d’un jeune d’une trentaine d’années a été découvert dans le fleuve Tilé dans la matinée du 2 janvier 2019. Cette découverte macabre a été faite par les citoyens du quartier Gbangana, dans la commune urbaine de N’Zérékoré.

En effet, le défunt, dont l’identité reste encore inconnue serait « un motard qui avait sur sa moto deux autres jeunes présumés voleurs de téléphone ».

Selon des sources concordantes interrogées  sur les lieux du crime par Guineenews « l’acte s’est produit entre 1h et 2h du matin à quelques mètres d’une boite de nuit ». Les mêmes sources disent que « les deux passagers du taxi-motard auraient tenté de voler le téléphone d’une jeune fille. Après avoir crié au secours, la jeune fille a bénéficié de l’intervention de quelques jeunes. Ces derniers ont pourchassé le motard avec ses deux clients. Pris de peur et de panique, le conducteur de la moto taxi aurait perdu le contrôle au niveau du pont ce qui a entrainé une chute dans la fleuve Tilé ».

Une autre source anonyme confie à Guineenews qu’un « des présumés voleurs aurait été arrêté et conduit au camp par les services de sécurité et que l’autre est en cavale. C’est le conducteur de la moto qui n’a pas pu sortir de l’eau ».

Par ailleurs, le colonel Sékou Béavogui, le directeur régional de la sureté de N’Zérékoré,  revient ici sur la réaction de ses services : « j’ai été appelé par le commissaire central de N’Zérékoré, me disant qu’il y a eu un accident et que trois personnes seraient restées dedans. C’est ainsi que le procureur a été informé. Toutes les autorités se sont embarquées pour les lieux et immédiatement, on a demandé le concours des nageurs traditionnels (Somonö) pour la recherche du corps. C’est ainsi après la découverte du corps, ils ont replongé une fois, deux fois. Ils ont dit qu’il y avait une moto dedans. Ensuite, ils ont fait sortir la moto qui a été conduite au commissariat central ».

Le corps du jeune repêché a été transporté à la morgue de l’hôpital. Aux dernières nouvelles, les enquêtes sont ouvertes pour savoir les vrais mobiles de ce drame, a déclaré le colonel Sékou Béavogui.