Obsèques : les victimes des manifs du FNDC devraient être inhumées ce jeudi

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Les victimes des manifestations du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) du 14 octobre et les jours suivants devraient être inhumées ce 30 octobre. Mais faute de disponibilité des dépouilles, l’enterrement n’a pas pu se faire. Le ministère de la Santé a évoqué la nécessité de faire l’autopsie sur les corps pour connaître les circonstances de la mort des jeunes.  Une situation qui a irrité la colère du FNDC qui affirme avoir été informé de la disponibilité des corps le 29 octobre à 17 heures. Les opposants au projet de nouvelle Constitution ont promis de récupérer les corps de gré ou de force à la morgue du CHU d’Ignace Deen ce 31 octobre.
Mais, selon plusieurs sources dignes de foi, les corps des victimes vont être envoyés à l’hôpital de l’amitié sino-guinéenne à Kipé dans la commune de Ratoma. Cette mesure vise à réduire le trajet de la marche funèbre, puisque d’Ignace Deen au centre-ville de Kaloum à Koloma, c’est plus d’une dizaine de kilomètres. Et des hauts risques d’affrontements entre anti et pro nouvelle Constitution sont palpables, surtout que le FNDC veut passer par l’autoroute Fidel Castro et que le RPG Arc-en-ciel organise le même jour une mobilisation pour l’accueil du président Alpha Condé qui rentre de Sotchi (Russie). Donc les autorités ont estimé qu’il est préférable de transférer les corps à l’hôpital sino-guinéen de Kipé d’où partira la marche funèbre pour la mosquée turque de Koloma pour la prière funèbre et l’inhumation des corps au cimetière de Bambeto situé à quelques mètres de la mosquée.