Observateurs de la CEDEAO aux scrutins du 1er mars : pour le patron du PADES, l’institution est face à un « choix cornélien »

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Parmi les institutions organismes dont l’avis compte dans l’évolution de la situation sociopolitique guinéenne actuelle, la CEDEAO (communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) a une attitude qui prête à interprétation. Aux dernières nouvelles, l’organisation fait partie de celles qui envoient une mission d’observation en vue du double scrutin du dimanche prochain boycotté par les principaux partis de l’opposition. Une attitude qui ne semble pas surprendre Dr Ousmane Kaba.

Dans un entretien accordé à Guinéenews ce mercredi, le président du parti des démocrates pour l’espoir (PADES) trouve une explication à la position de l’organisation Ouest-africaine, qu’il trouve ironiquement « tout à fait normal ». Et d’expliquer : « …aujourd’hui, nous avons à peu près cinq élections dans la sous-région ouest-africaine. Et beaucoup de ces présidents pensent faire la même chose que le président Alpha Condé. Ça explique un peu la paralysie dans la prise de décision de la CEDEAO. Il ne faut pas oublier que toutes les organisations continentales africaines vacillent entre l’organisation des peuples et l’organisation des chefs d’Etat. Est-ce que la CEDEAO va vers ce syndicat ou bien elle tend vers les populations africaines ? Voilà tout le dilemme auquel cette organisation est confrontée. »

A la question de savoir si la position actuelle de la CEDEAO n’est pas fortuite, sa réponse est sans équivoque. «Pas du tout  parce que la CEDEAO est dirigée par beaucoup de chefs d’Etat qui, eux-mêmes, ont des échéances électorales. Et beaucoup d’entre eux pensent que le cas de la Guinée peut servir d’exemple. Ils ont envie de faire la même chose… »

Récemment, le général Francis Béhanzin de la commission paix et sécurité de la CEDEAO en mission à Conakry, mettait les questions sécuritaires au cœur de sa préoccupation en Guinée.