Offensive diplomatique de la CENI : le clin d’œil de Me. Salif Kébé aux opposants

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Pendant que les autorités guinéennes s’engagent résolument à organiser les législatives couplées au référendum le 1er mars prochain, des voix se sont élevées parmi les partenaires au développement pour donner un avis sur la situation actuelle du pays. Un nouveau développement qui ne semble avoir laissé indifférent Conakry.

Ces derniers jours, les partenaires occidentaux de la Guinée se sont exprimés sur l’actualité nationale. Les Etats-Unis et l’Union Européenne ont fait des sorties tendant à conforter les opposants au référendum du 1er mars. Notamment le front national pour la défense de la constitution (FNDC) qui multiplie les initiatives pour « empêcher » un changement constitutionnel susceptible de permettre au président actuel de rester au pouvoir au-delà de ses deux mandats constitutionnels.

Comme par coïncidence, dans la foulée, la commission électorale nationale indépendante (CENI) a organisé ce jeudi 13 février une rencontre pour présenter l’évolution du processus électoral aux diplomates en poste à Conakry. Et c’est le président de l’organe de gestion des élections en personne qui préside l’événement qu’il a l’habitude de laisser à ses autres collègues commissaires.

A l’occasion, Me. Amadou Salif Kébé fait un clin d’œil à l’opposition qui a décidé de ne pas prendre part au processus électoral actuel. « Je ne peux passer sous silence l’absence de certains de nos collègues commissaires qui ont décidé de se mettre en retrait du processus électoral », entame-t-il. Et d’ajouter :  « ensemble nous avons amené à bien de très importantes opérations telles que la conception du chronogramme actuellement en cours d’exécution et son adoption à l’unanimité de 16 membres présents sur 17 ».

Ce n’est pas tout. A propos des partis dont ceux qui ont désigné ces commissaires, le président de la CENI déclare : « …il faut aussi le dire. Notre constat est que des partis politiques de l’échiquier national sont absents de cette consultation. Nous respectons l’ensemble des choix et options opérés par chacun. » Et de tenter de rassurer : « en tout état de cause, nous voulons donner l’assurance de continuer à conduire le processus dans le respect des lois de la République et dans l’intérêt supérieur du peuple de Guinée. »

Un processus électoral qui, selon Me Kébé, « aura été l’un des plus inclusif possible ». Même si les principaux opposants n’y participent pas.