Ouverture des campagnes législatives : Damaro chambre le duo Sidya-Cellou   

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«Ces gens nous ont habitués à ce scénario. Ils avaient proposé des manifestations non-stop. Les voilà encore hier stopper tout d’un coup. Sidya cherche un alibi parce qu’il n’a plus personne derrière lui ! Il est conscient que s’il participe cette fois-ci ce serait la honte. Il n’allait pas avoir plus de cinq députés… Et j’avais dit (en 2013 Ndlr) à Cellou qu’il fallait laisser Sidya. Il m’avait répondu qu’il préférait Sidya au RPG… Quand Sidya est parti à la Présidence de la République, il m’a donné raison…Voilà encore le même Sidya revenir auprès de Cellou.»

Sollicité ce matin par les confrères d’Espace Fm, pour donner son avis sur le décret présidentiel rendu public la veille, Amadou Damaro Camara, n’a pas raté l’occasion. Il a profité de son temps d’antenne pour chambrer les leaders des partis de l’opposition qui ont refusé de participer aux prochaines législatives. Le rhétoricien de la Mouvance présidentielle se dit déçu du comportement de Cellou Dalein et de Sidya Touré qui auraient dû, selon lui, accepter d’aller aux élections.

Ainsi, à la question de savoir ce qu’il pense du décret de la veille et de l’absence des « têtes de pont » de l’opposition. Le président du groupe de la majorité parlementaire, affirme avoir regretté l’absence des partis comme l’UFDG et l’UFR : « c’est regrettable ! J’aurais souhaité voir une élection inclusive où chaque parti devrait se mesurer pour voir son poids sur le terrain. Mais bon ! Que voulez-vous ? La Guinée doit-elle s’arrêter ? Je ne crois pas. »

Que pense Damaro des revendications de ces leaders politiques qui doutent de la fiabilité du fichier électoral actuel ?

Pour Amadou Damaro, les revendications, les manifestations, les plaintes et autres mécontentements de l’opposition sont devenus un refrain auxquels les Guinéens sont habitués. C’est du déjà vu en quelque sorte, selon lui. « Je ne comprends pas ces gens… Ils nous ont habitués à ce scénario. Ils avaient proposé des manifestations non-stop. Les voilà encore hier stopper tout d’un coup. Après les deux premières phases sans gain de cause, ils sont à la troisième phase qui consiste, pour eux, à faire partir Alpha Condé par la rue… Mais, je ne comprends pas ! Sidya cherche un alibi parce qu’il n’a plus personne derrière lui ! Il est conscient que s’il participe cette fois-ci ce serait la honte. Il n’allait pas avoir plus de cinq députés… Et j’avais dit (en 2013 Ndlr) à Cellou qu’il fallait laisser Sidya. Il m’avait répondu qu’il préférait Sidya au RPG… Quand Sidya est parti à la Présidence de la République, il m’a donné raison…Voilà encore le même Sidya revenir auprès de Cellou », a confié Damaro.

A propos du fichier électoral avec le nombre accru d’électeurs, le président du groupe de la majorité présidentielle, pense que l’opposition ou du moins ceux qui sont contre, sont de mauvaise foi. D’ailleurs, il n’est pas d’avis avec eux quand ils soutiennent que dans les zones acquises à l’opposition les citoyens ont été empêchés de se faire enrôler… Et de rappeler aux uns et autres que pour une raison de crédibilité, la Guinée a fait appel à des spécialistes. Donc, il ne voit pas où se situe les problèmes quand la CENI annonce 8 millions comme nombre d’électeurs enrôlés. Il s’indigne en outre du comportement des auteurs des manifestations : « je suis déçu de voir les gens souhaiter installer la chienlit dans leur propre pays ».

Maintenant que le décret est tombé et que les grands partis de l’opposition ne seront pas au rendez-vous. Que va-t-il se passer ?

« Rien ! Avec eux ou sans eux, nous irons aux élections. Et la Guinée ne se limite pas seulement à Mamou, Labé, Tougué, Lelouma, Dalaba, Pita ou Koubia… Et laissez-moi vous dire que la Haute-Guinée sur laquelle ils pointent un doigt accusateur, est une région minière où on enregistre la présence de tous les Guinéens… Elle regroupe plusieurs personnes… Donc plus peuplée. »

Ne craint-il pas les conséquences ?

A cette inquiétude soulevée par les journalistes de la Radio Espace, Amadou Damaro Camara répond sereinement qu’il regrette certes l’absence des partis qu’on qualifie de grosses pointures, mais pas pour cette raison que la mouvance et ceux des partis de l’opposition qui désirent participer aux élections n’y aillent pas. Il va enfin ironiser le fait que, pour lui, les manifestations du FNDC ont accouché d’une souris après des mois dans la rue.  « S’ils ne vont pas aux élections, nous irons… D’ailleurs, je suis aujourd’hui surpris qu’Alpha Condé soit encore au pouvoir »