Ouverture des négociations SLECG-Etat : le pouvoir souffle le chaud et le froid

mai 4, 2018 5:51
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La machine des négociations entre le SLECG (Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs) et le Gouvernement sur les huit millions comme salaire de base, à peine relancée, s’est aussitôt heurtée à des préalables posés par la partie syndicale. C’est du moins ce qu’a fait savoir à la presse le Secrétaire général du SLECG, Aboubacar Soumah au  sortir de ce premier round des négociations ce vendredi 4 mai à Conakry. Une déclaration qui contrarie cependant avec l’optimisme qu’affiche la partie gouvernementale.

Selon le leader du SLECG, des points du protocole d’accord signé le 13 mars dernier ont été expressément violé par l’Etat. Lisez plutôt sa réaction à la presse :

« Je suis très heureux d’être ici pour répondre à l’invitation du Gouvernement qui a été corrigée et rectifiée pour ouvrir les négociations sur les huit millions de francs guinéens comme salaire de base pour tous les enseignants.

Je précise que cette négociation fait partie des points signés dans le protocole d’accord du 13 mars 2018.  Aujourd’hui, nous avons défini les termes sur lesquels nous devons débuter les négociations. Nous avons posé des préalables concernant les violations de certains points du protocole d’accord qui sont entre autres, le non-respect de la date du 2 mai concernant l’ouverture du dialogue, des mutations de certains camarades pour fait de grève à l’université de Kindia. Dans le même établissement, il y a des enseignants qui n’ont jamais été engagés comme il était prévu dans le protocole d’accord du février 2017.

Nous avons posé tous ces cas comme des préalables pour démarrer les négociations autour des huit millions comme salaire de base qui vont substantiellement améliorer les conditions de vie des enseignants. En réponse, le gouvernement affirme vouloir mettre à profit la semaine prochaine pour répondre à toutes ces questions.

Il a été décidé que chaque partie fasse des désignations de ses membres d’ici le mardi et le Gouvernement va prendre un arrêté pour l’ouverture proprement effective des négociations portant sur les huit millions.

Tenez-vous, je suis sûr que nous ne manquerons pas d’arguments pour arracher  quelques choses entre les mains du gouvernement. Comme il s’agit d’une négociation, nous verrons ce qu’on peut lâcher…»