Parlement: les députés adoptent un accord de financement pour l’augmentation de la productivité agricole

novembre 8, 2018 11:31
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En l’absence des députés du groupe parlementaire des libéraux démocrates pour raison de  »ville morte », le parlement guinéen a voté à l’unanimité des députés présents, mercredi 7 novembre, l’accord de financement entre la Guinée et l’Association internationale de développement (AID) relatif à l’augmentation de la productivité agricole et à l’accès au marché pour les productions et des petites et moyennes entreprises (PME) agricoles dans les chaines de valeur au niveau des zones du projet.

 En effet, dans le cadre de l’opérationnalisation du programme accéléré de sécurité alimentaire et nutritionnelle et de développement agricole durable (PASANDAD), le gouvernement guinéen et l’Association internationale pour le développement (AID) ont signé un accord de financement, à travers le projet de développement agricole intégré en Guinée (PDAIG), pour un montant équivalent  900 000 DTS soit 38 937 240 dollars US.

 La participation de l’Etat guinéen sera de deux millions de dollars US et celle des bénéficiaires d’un million de dollars US.

Le projet comprend quatre composantes dont : l’augmentation de la productivité agricole, l’augmentation de l’accès au marché, le renforcement des capacités institutionnelles, la coordination et la mise en œuvre du projet.

 Le projet couvrira 10 préfectures notamment Siguiri, Mandiana, Dinguiraye, Beyla, Labé, Dalaba, Pita, Boké, Dubréka et Coyah.

 Les chaînes de valeur prioritaires sont le riz, le maïs ; la volaille, la pomme de terre et la pisciculture (poisson frais et fumé).

 Le projet bénéficiera directement à 200 000 producteurs. Ceux-ci incluent les hommes, les femmes (au moins 40%) et les jeunes (au moins 20%) ainsi que leurs organisations. En outre, 1 000 autres acteurs des chaînes de valeur devraient bénéficier directement du projet.

Faut-il rappeler, le potentiel agricole du pays est considérable et est sous-utilisé. Selon les autorités guinéennes, seulement 25% des terres arables sont cultivées et seules 32 000 ha ont été aménagées pour l’irrigation jusqu’à date sur un potentiel de 360 000 ha irrigables (soit moins de 10%).