Parlement: le ministre Roger se plaint de la faiblesse des ressources allouées à l’élevage

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«L’élevage ne reçoit que 3% des ressources allouées au secteur agricole »

Le ministre de l’Elevage et de la Production Animale, Roger Millimono, est passé ce samedi 8 décembre à l’Assemblée nationale pour présenter l’orientation budgétaire de son département.

L’élevage, souligne le ministre, constitue la deuxième activité du secteur rural, après l’agriculture et constitue un secteur porteur de croissance qui contribue de façon substantielle à la sécurité alimentaire.

« Il procure des revenus à 30% de la population rurale et contribue à hauteur de 27,8% au PIB agricole et 5,6% PIB national », a-t-il indiqué avant de regretter les faibles moyens accordés à ce secteur. Malgré cet apport important  de l’élevage, qui occupe la seconde place chez les populations rurales, il ne reçoit que 3% des ressources allouées au secteur agricole qui est la première activité en zone rurale.

«Les ressources qui lui sont allouées ne représentent qu’à environ 3% du total affecté au secteur agricole. Ce qui est nettement en dessous des 30% recommandées par la conférence des ministres en charge de lélevage de l’Union africaine qui étaient réunis à Kigali en 2007», a rappelé le ministre de l’Elevage.

 Conséquence de ce manque de moyens, c’est la production animale qui est loin d’atteindre les objectifs: «le disponible national en produits animaux est jusqu’à présent en deçà des objectifs de 15kg de viande, 15L de lait hors importation et 1,4kg d’œufs  fixés dans le cadre de la sécurité alimentaire. »

Pour le ministre Roger, il y a plus de moyens qui sont accordés à l’agriculture alors que les productions animales et agricoles se complètent dans le fonctionnement de l’organisme et la sécurité alimentaire. «Il est établi que si les céréales fournissent surtout l’énergie au corps humain, le rôle de construction et de réparation de l’organisme est essentiellement assuré par les protéines animales. La sécurité alimentaire ne doit pas seulement être perçue comme le fait de l’abondance des céréales. Elle doit inclure la qualité nutritionnelle du repas quotidien qui est assuré essentiellement par l’apport en protéine d’origine animale. »

Roger Millimono rappelle aussi les opportunités qu’offre l’élevage: «il faut également souligner les opportunités qu’offre ce secteur par l’importance des échanges commerciaux qu’il anime, les emplois qu’il crée, la contribution à la lutte contre l’exode rural et le caractère déterminant de son apport au développement. »