Partenariat médias d’Etat-médias privés: vers la mise en place d’un cadre de concertation permanent

août 16, 2018 4:42
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Le ministre de l’Information et de la Communication était en conclave ce jeudi 16 août avec l’Union des Radios et Télévisions Libres de Guinée(URTELGUI) à son département.

La rencontre s’inscrit dans la démarche de prise de contact entamée par le ministre dès sa prise de fonction. Cette démarche vise à réduire les disparités qui existent entre les médias de services publics et ceux des privés. Pour concrétiser ce rapprochement, le ministre Amara Somparé annonce la mise en place très  bientôt d’un cadre de concertation permanent.

«La rencontre d’aujourd’hui avec l’URTELGUI (Union des radios et télévisons libres de Guinée) s’inscrit dans une démarche qui a été initiée dès ma prise de fonction qui consiste à tenter un rapprochement des medias de services publiques et des organes de presse privée. Ce rapprochement va se concrétiser bientôt par la mise en place d’un cadre de concertation permanent qui sera une plateforme de dialogue entre les différents organes de presse publique et privée sous la tutelle du ministère de l’Information et de la Communication. Comme l’a dit tantôt le président de l’URTELGUI ce type de structure est indispensable pour essayer de gommer les incompréhensions qui existent de part et d’autre. La presse privée n’est pas une presse d’opposition comme on veut le dire et celle publique de propagande. Ce sont tous des journalistes  qui essayent de faire leur boulot du mieux qu’ils peuvent dans des conditions que l’on connait, difficiles en Guinée. Et nous l’espérons, ce cadre permettra de poser les problèmes sur la table, d’en discuter entre personnes responsables et d’essayer d’apporter des solutions adéquates pour améliorer les conditions de travail des journalistes, mais d’améliorer aussi leurs niveaux, renforcer leurs capacités, leur permettre de mieux appréhender  les règles de déontologie qui permettrons de garantir le respect des lois républicaines et le maintien de l’ordre public dans la cité. Le président de l’URTELGUI l’a dit tout de suite, un mot ou une virgule mal placée peut déclencher des émeutes dans un pays. Donc, la presse a une responsabilité extrêmement importante et je pense que ce type de plateforme de dialogue permettra à nous tous d’améliorer les conditions dans lesquelles les journalistes évoluent en Guinée », déclare Amara Somparé.

Prenant la parole, le président de l’URTELGUI Sannou Kerfalla Cissé a d’abord félicité cette initiative du ministre qui est d’ailleurs, dit-il, une première avant de promettre que sa structure va entretenir une franche collaboration avec le ministère de l’Information et de la Communication pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des hommes de médias.

«C’est une première, de ma mémoire de journaliste. Nous avons l’habitude de demander des rendez-vous auprès des ministres. Mais cette fois-ci, le ministre a eu l’initiative d’inverser la tendance parce que les choses évoluent. Avant quand on avait besoin du Pape on se rendait à Rome, mais maintenant on voit le Pape venir vers les  gens. Nous saluons à plus d’un titre cette démarche participative à laquelle le ministre a bien voulu nous faire participer. Nous avons le document, nous allons l’examiner et j’en suis sûr tout ce qui est bon pour le rayonnement de notre presse, pour le bien-être du Guinéen, le développement de l’audiovisuel et la presse dans son ensemble dans ce pays. L’URTELGUI va s’inscrire dans ce cadre », promet Sannou Kerfalla Cissé.

Un document comportant les grandes lignes pour la création de cette plateforme de dialogue à été remis à L’URTELGUI par le ministre de la Communication. C’est-à-dire les termes de références qui indiquent les missions principales du cadre de concertation permanent, qui explique son fonctionnement et un projet d’arrêté qui reprend les grandes lignes des termes de références et qui consacreront de manière formelle la création de cette plateforme de concertation. Un document qui sera soumis au président de la République pour une validation finale.