Phase 2 de la riposte contre la Covid-19 : voici la lecture de l’opposant Bah Oury

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Le Premier ministre, chef du gouvernement Ibrahima Kassory Fofana a présenté hier mardi 23 juin le bilan d’étape de la mise en œuvre des trente (30) premières mesures de la riposte contre la Covid-19. Dans la même adresse, il a déroulé le contenu de  la phase 2 de la riposte économique à la COVID-19. Joint au téléphone pour sa lecture de la situation, l’opposant Bah Oury n’a pas mis de gants. Lisez sa réaction !

«Tout ce qu’on peut dire dans la déclaration du premier ministre chef du gouvernement relatif à la riposte contre la pandémie Covid-19, est qu’ils ont estimé que des choses ont été faites. Il faut être objectif et savoir qu’au point de vue médicale, il y a eu certainement des améliorations et je pense que des corrections ont été apportées par rapport au début très difficile de la riposte contre la Covid-19. Sur le même plan médical, on souhaite que les choses aillent plus en profondeur et que le nombre de dépistage soit augmenté parce que, c’est de cela il s’agit et il permettra d’endiguer la maladie Covid-19 et savoir où sont les poches de contamination aussi bien dans Conakry que dans le reste du pays.

Sur l’aspect social, il y a des insuffisances. L’électricité  et de l’eau ont des services de sociaux de base que beaucoup de guinéens n’ont pas. Il faut dire que les familles plus affectées socialement par la Covid-19 ne sont pas bénéficiaires de cette subvention.

Par rapport aux denrées que l’Agence Nationale d’Inclusion Economique et Sociale (ANIES) va distribuer. Il faut dire 240 mille familles sont insignifiants par rapport au taux de pauvreté qui peut être estimé aujourd’hui à plus de 75% de la population. Sans exagération, 75% de la population vivent en dessous du seuil de la pauvreté fixé par les nations-unies. Dans ce contexte, c’est pour dire que l’apport de l’ANIES pour soutenir les familles démunies est une goutte dans l’océan. Comme le Sénégal et d’autre pays, il était nécessaire que la Guinée fasse un grand effort avec l’aide de la communauté internationale pour apporter plus de moyens en termes de vivres et en termes de revenus pour les familles impactées par cette pandémie Covid-19.

Sur le plan agricole, les producteurs et les chefs d’entreprise n’ont pas eu les aides qu’il faut pour assurer la pérennité de leurs entreprises. A la fin de la pandémie Covid-19, il faudrait que le tissu productif et le tissu économique puissent se relever. Mais s’ils sont déjà impactés jusqu’à penser à mettre la clef sous le paillasson, il va de soi qu’après, qu’il sera très difficile de reconstruire le tissu économique dont le pays a besoin…»