Piraterie  maritime : un bateau chypriote cible d’attaques dans les eaux guinéennes (préfecture maritime)

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Au moment où la pandémie du COVID-19 préoccupe les autorités de tous les pays du monde, des pirates ont encore attaqué un bateau au large de Conakry. C’est arrivé le lundi 27 mars quand des pirates ont réussi à monter à bord du navire « Anasa » battant pavillon chypriote en provenance d’Abidjan.

Arrivé au large du port de Conakry, des personnes armées ont pris d’assaut le navire cargo et ont mis l’équipage au respect. Ils ont alors fouillé les cabines des marins et officiers et emporté ce qu’ils pouvaient.

Cette information est apparue dans une revue maritime spécialisée dans le piratage. Mais il n’y a aucune indication que quelqu’un a été blessé ou kidnappé. Le bâtiment est à l’ancre au port de Conakry.

Une source au Port de Conakry a confirmé sous anonymat à Guinéenews, l’information, tout en précisant que c’est du côté de la Marine Marchande ou la préfecture maritime qu’il pourrait y avoir d’amples explications.

Guineenews n’a pas pu joindre le Directeur de la Marine Marchande qui n’a vraisemblablement pas de service de communication. Le numéro qui nous a été donné n’avait même pas sonné lundi. Il a sonné une fois ‘’occupé’’ ce mardi, avant de se refermer.

Du côté de la préfecture maritime, la chargée de Communication,  Mme Nsira Camara, via un e-mail adressé à votre quotidien électronique, confirme l’information et précise qu’il est plutôt question d’un « brigandage » et non d’un « piratage ». Etant donné que l’incident s’est produit dans les eaux Guinéennes.

« Il s’agit du Navire ANASA battant pavillon chypriote venant du port d’Abidjan qui a fait l’objet d’une attaque au large de Conakry aux environs de 02 h à la position 09°20 N / 013°43 W », écrit-elle. Et d’informer que « le capitaine du Navire a déclaré avoir perdu une forte somme d’argent ».

Parlant de la réaction des services spécialisés guinéens à ce qu’il faut donc  appeler « brigandage », elle confie qu’à l’arrivée de la marine et de la gendarmerie maritime, « les brigands étaient déjà partis. »

En attendant la réponse à la question de savoir ce que les services spécialisés envisagent contre ces incidents (brigandage ou piratage), il faut noter que les attaques pirates contre les cargos sont récurrentes dans le monde. Le golfe de Guinée et la corne de de l’Afrique étant les plus tristement célèbres. La côte de la Guinée aussi enregistre ses cas de piratage.

En septembre 2019, toujours au large de Conakry, un bateau battant pavillon latvian avait été attaqué et les pirates ont pris en otage l’officier de garde qu’ils ont forcé à les conduire au capitaine, au mécanicien en chef, au troisième officier et aux cabines. Après avoir pillé les cabines, les pirates enfermeront l’équipage dans une cabine avant de s’échapper avec les effets personnels des victimes dont de l’argent liquide et d’autres biens appartenant au navire.

«En cette période de pandémie et au moment où les puissances maritimes sont préoccupées par les problèmes domestiques, les pirates risquent d’en profiter pour mener leur sales besogne», estime un observateur. Le même observateur affirme que le navire militaire français « Le Henaff » qui patrouillait dans le golfe de Guinée dans le cadre de l’«opération Corymbe» et qui a fait escale à Conakry a été rappelé au port français de Brest pour renforcer la capacité de riposte face au Covid-19.

Une dépêche de Thierno Souleymane Diallo avec la collaboration de Boubacar Caba Bah