Pluie et circulation routière : la saison des collisions et dérapages

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La pluie, ce miracle divin que rien ne remplace !  Elle est bienfaitrice et source de vie. Pour la célébrer, les épithètes sont légion. Quand elle tombe, on plante, on ensemence. Tout germe, tout reverdit et tout resplendit. C’est une vraie renaissance. C’est la paix, l’espérance et l’avenir qui s’annoncent et se déterminent. Que du bonheur, convenons-en !

Mais, hélas ! Un léger bémol à cet émerveillement. En ce monde, rien ne vient pour durer tout le temps ou pour ne jamais présenter un quelconque inconvénient. Cela s’applique à tout… la pluie comprise. Elle tombe, puis s’arrête, au gré des saisons. Quelquefois, elle cause bien des soucis : orages, tempêtes, ouragans, crues, inondations, cyclones et autres tsunamis.

A une autre échelle, bien moins grave que ces phénomènes et cataclysmes naturels, la pluie fait encore parler d’elle. C’est le cas en hivernage lorsqu’elle interfère dans la circulation routière qu’elle rend plus difficile qu’auparavant. C’est d’ailleurs connu, les deux (pluie et circulation) ont rarement fait bon ménage. Les statistiques de la police et de la gendarmerie sont formelles là-dessus. Les accidents sont toujours en nette hausse, pendant cette période, avec un pic sensible au mois d’août.

Essai d’explication

Quand il pleut, deux facteurs interviennent qui influencent le bon déroulement de la circulation. Ce sont, l’état glissant de la chaussée et la réduction de la visibilité. Pour peu que l’usager s’abstienne d’en tenir compte, il y a problème. Et c’est bien ce que nous vivons et qui explique la hausse des accidents, évoquée plus haut.

En saison sèche, la chaussée se recouvre de divers éléments polluants : poussière, gouttes d’huile provenant des véhicules en circulation, débris divers drainés par le vent ou jetés par les passants ou les riverains. Quand la première pluie tombe, elle imbibe ces diverses particules sans les lessiver entièrement. C’est alors que la route devient une vraie patinoire et gare au dérapage. Il faudra attendre encore le passage de quelques averses pour que la chaussée soit débarrassée de tous les dépôts qui la recouvraient.

Le danger n’est pas enrayé pour autant. Tout le temps qu’il pleut, le conducteur doit retenir que la chaussée est mouillée, donc glissante. Le coefficient d’adhérence étant faible, il doit avoir de bons pneus et rouler moins vite. Cela s’apprend à l’auto école et il est précisé qu’il faut éviter la survenance de l’aquaplaning ou hydroplanage, un phénomène physique favorisé par la circulation à vive allure sur sol recouvert d’eau, avec des pneus usagés. Il entraîne une  perte de contrôle du véhicule, le conducteur ayant  la sensation de planer au dessus de l’eau.

Le second aspect à prendre en compte est la réduction de la visibilité. Avec la forte pluie qui s’abat régulièrement, on est confronté à cette réalité qui se traduit par des cas fréquents de sorties de route, de collisions frontales et autres accrochages. Autant d’incidents ou d’accidents dont l’explication tient à la baisse de la visibilité. Souvent, l’un des conducteurs n’a pas bien aperçu l’autre ou, sinon, aucun des deux n’a distinctement perçu la route, tout autour de  lui.

Quand il pleut, le temps est maussade, le ciel est sombre, avec parfois du brouillard. Il faut alors, nécessairement, signaler sa présence par l’allumage des feux appropriés. C’est ce que prescrit la règle du « bien voir et bien être vu. »

Les accidents pendant cette période tiennent aussi au non-respect de la distance de sécurité entre les véhicules en marche. De l’observation faite par la sécurité routière, il résulte que les conducteurs n’adoptent pas la distance requise quand ils suivent un autre. Ce qui explique la fréquence des collisions par arrière.

L’eau réduit l’adhérence des pneus et fait glisser le véhicule plus longtemps, avant de s’arrêter. Ainsi, quand on freine sous la pluie on ne s’arrête jamais aussi vite et court que si on roulait sur chaussée sèche. Il faut toujours tenir compte de cet allongement de la distance d’arrêt pour éviter de heurter le véhicule immobilisé devant soi. D’où la nécessité de ralentir et d’augmenter la distance de sécurité.

Cet énuméré de conditions à remplir pour une bonne circulation en hivernage sous-entend le parfait état technique du véhicule. Les organes à évaluer et/ou à réparer pour rentrer de plain-pied dans cette saison à risques sont nombreux. Il en existe bien quelques-uns sur lesquels nous porterons notre attention, pour mieux cerner leur importance dans la sécurité et le bon fonctionnement du véhicule.

Garagistes et toutes spécialités rattachées sont sollicités dans ce cadre. Pour une meilleure prise en charge de nos véhicules, en amont de la visite technique.  

En résumé, le danger à circuler pendant la saison des pluies reste assez élevé. Il ne tient qu’à nous, conducteurs, de le circonscrire.

Nos slogans à partager sont : rouler moins vite, freiner moins fort, monter de bons pneus, signaler notre présence et maintenir une bonne distance de sécurité.

Bonne circulation à tous, sous la pluie !