Pluie et circulation routière : une affaire de palabres… mouillées !

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Ce matin-là, Conakry s’est éveillée sous une pluie battante. Comme il en tombe souvent, pendant l’hivernage. De l’eau partout, sur la chaussée, dans les   caniveaux et partout où un passage lui est permis. Repère : aucun pour les chauffards qui roulent au jugé, dans la hantise des trous béants recouverts d’eau et du déroutage plus que probable. Autos et piétons sont rares : ils prient tous le ciel, que la pluie cesse. Seuls les entêtés ou ceux qui ne peuvent pas faire autrement, sont exposés aux risques de palabres ou d’accidents. A en pleurer ou rire. On vous dit !

Tel ce couple, pressé par une affaire urgente, et à la quête  d’un hypothétique taxi. Au carrefour tout proche, il se retrouve dans une foule qui attend une occasion hypothétique. Pour l’essentiel, tous des piétons, déchards sous leurs manteaux ou parapluies, pieds dans l’eau.

Arrive un tacot fou, avec passagers à bord, roulant assez vite pour le temps qu’il fait. On entend soudain : Plouf ! Tchak ! Il vient de plonger dans la mare d’eau devant lui, douchant de boue sombre et malodorante notre beau monde. Concert de jurons et de noms d’oiseaux accablent le malpoli de chauffard. Celui-ci, par les gestes et hurlements de la foule, comprend qu’on en a après lui. Les mots déplacés le piquent au vif. Il stoppe net, prêt à en découdre. Il ne fallait pas !

Les ‘’douchés’’ étaient prêts à lyncher leur ‘’doucheur’’ qui ne devra son salut que par la survenue d’un autre embarras, plus dommageable que le premier.

Le tumulte battait son plein, quand une autre voiture dévale du sommet de la colline, son conducteur presque aveuglé par un faisceau d’ennuis techniques : pare-brise fêlé, moteur d’essuie-glaces mort, aggravés par la forte pluie qui réduit indubitablement la visibilité.

Le tacot ne freine pas, entre dans le tas et fait force dégâts. On n’en dit pas plus. Le constat de ces palabres mouillées est fait sans témoin, autre que la pluie !