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    Plus d’un mois après la résurgence d’Ebola, les recherches toujours en cours pour établir l’origine de l’épidémie

    Le dimanche 14 février dernier, les autorités sanitaires guinéennes faisaient une déclaration officielle pour annoncer la résurgence de la maladie à virus Ebola dans la localité de Gouécké, en région forestière. Plus d’un mois après cette annonce, les études sont toujours en cours pour déterminer la genèse de l’épidémie. C’est le représentant de l’Organisation mondiale de la Santé en Guinée qui donne l’information.

    « (…). Les recherches sont en cours. Elles ont commencé avec le séquençage, c’est-à-dire l’étude du matériel génétique du virus qui est la cause de la flambée actuelle. Au moins deux laboratoires en Guinée, l’Institut Pasteur de Dakar et d’autres laboratoires en Europe ont contribué à la lecture du matériel génétique de ce virus là pour le comparer à celui de la précédente épidémie », a déclaré d’emblée le Pr Georges Alfred Ki-Zerbo.

    « De cette comparaison, il y a des hypothèses qui sont ressorties qui tendent à (faire) croire qu’il y a une grande proximité entre les deux identités génétiques du virus de cette flambée et de celle de 2014 », a-t-il poursuivi.

    Aux dires du haut fonctionnaire Onusien, à partir de là, il n’est pas à exclure que le virus ait pu persister dans un réservoir pendant ce temps, et en particulier, dans un réservoir humain à travers le portage asymptomatique du virus qui pourrait peut-être dans certaines circonstances se réactiver.

    Toutefois, le Pr Ki-Zerbo rappelle qu’il s’agit là d’une hypothèse qui va être creusée avec davantage d’études de biologie moléculaire, en épidémiologie, mais aussi en socio-anthropologie, pour voir dans le milieu quelle a été la dynamique depuis la dernière épidémie, la mobilité, quel a été le suivi aussi des survivants.

    « Et donc, ça ouvre un nouveau champ de recherche pour arriver à de nouvelles solutions, en tenant compte du fait qu’effectivement, la persistance virale apparemment, ne peut pas être écartée dans un réservoir humain », conclut le représentant de l’OMS.

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