Port obligatoire du masque protecteur: tout l’éclairage nécessaire sur la  vente et  l’usage de cet outil barrière contre le coronavirus

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Nous l’avons dit dans un article publié samedi sur votre site. Les masques sont partout à présent. Ceux qui n’en portent pas ou qu’on doit forcer à le faire, constituent une infime minorité. Parmi eux, il y a ceux qui ne croient jamais à rien. Pandémie ou pas, ils sont dans le déni. C’était encore la même rengaine à l’époque d’Ebola.

A côté, l’on dénombre aussi ceux qui sont réfractaires dans l’âme à toute soumission volontaire aux règles établies. Il faut toujours les contraindre à se mettre au pas. Mais, à ce jour et par rapport à cette disposition, ils sont comme pris dans une nasse qui les étreint et les pousse à faire un choix : changer ou se mettre en retrait de la société !

Ils se sentent très ‘’bizarres’’ quand ils se retrouvent comme un cheveu dans la soupe, au milieu de tous ceux qui portent les masques et s’en accommodent. Quelque fois, ils sont carrément renvoyés de toute tentative de contact. Leurs interlocuteurs ne voulant pas communiquer avec eux, de crainte d’être contaminés.

Disponibilité des masques:

On peut affirmer sans se tromper que c’est l’un des produits les plus vendus à ce jour chez nous, après ceux servant à notre alimentation. Nous nous répétons à dire qu’on en voit partout, de toutes les formes, de toutes les coupes et de toutes les couleurs. C’est devenu même une activité à temps plein pour des tailleurs et artisans imaginatifs et opportunistes, mais aussi pour de nombreux jeunes vendeurs à la sauvette, le long des principales artères de la capitale. Il semblerait que dans certains ateliers de couture, on ne trouve plus que le maître en place. Tous les apprentis sont déployés le long des routes pour vendre en ambulatoire  les masques fabriqués à la chaîne. Les modèles varient d’un tailleur à l’autre, de même que la qualité du tissu utilisé. On part de la cretonne au wax, en passant par le satin, la popeline, le coton, etc. Tous les types de textiles disponibles sur le marché y passent.

Les coûts 

Le décret a fixé le prix du masque à 2 500 GNF l’unité, sans spécifier s’il s’agit de l’importé ou du local. Ce vide a été rapidement comblé par les revendeurs qui proposent, selon la zone de vente et la qualité du produit, des coûts très flexibles, variant entre 2500 et 5000 francs guinéens. Il existe même, nous apprend-on, des masques-pacotilles à 2000 francs. Mais ils ont mauvaise réputation, parce que jamais capables de couvrir la bouche et le nez à la fois. De simples morceaux d’étoffe récupérés et cousus de façon rudimentaire, sans doute par les apprentis-tailleurs. A cause de leur statut bas de gamme, ils n’attirent guère la clientèle.

Niveau d’efficacité des masques :

C’est là où l’avis des experts est requis. Eux seuls peuvent apprécier le niveau d’efficacité, c’est à dire la capacité de filtration de l’air que procurent ces masques dont les modèles, copiés à l’infini, pullulent littéralement à travers la ville. De notre point de vue de néophyte, nous notons qu’à chaque type de tissu utilisé correspond un certain niveau de protection que nous ne sommes pas capables d’apprécier. La texture des tissus est très variable. Il y en a qui sont épais et aux mailles très serrées.  Ils sont comme imperméables et hermétiques au passage de l’air. Ils sont donc, plus qu’incommodants à utiliser. Leur usage prolongé peut entrainer une sensation d’étouffement, si ce n’est que ça!

D’autres tissus existent qui peuvent s’avérer allergogènes à l’usage. On en trouve également qui, au fur et à mesure qu’ils s’usent se transforment en petits granulés comme de la poudre de vieux matelas synthétique. Sans attendre l’avis du médecin, l’on peut comprendre que ces débris inhalés à chaque port du masque soient à la longue, préjudiciables à la santé.

Risques encourus à l’achat du masque:

Les risques tiennent à la mauvaise qualité de conservation. Vous en verrez qui les emballent mal, qui les manipulent constamment avec des mains sales et qui les exposent à la poussière ou aux intempéries, pour mieux les faire voir des clients. Mais le pire de tous ces gestes et comportements néfastes s’observe à la vente proprement dite. Un processus très risqué se déclenche dès lors que le client demande à acheter un masque sur mesure.

Il y a d’abord la séance d’essais répétitifs pour trouver ce qui lui convient. A chaque tentative, sa bouche et son nez se collent inévitablement au tissu. Il peut alors éternuer, tousser, saliver en parlant ou toucher de ses mains souillées la bandelette de tissu. S’il se trouve qu’il est infecté avec ou sans signes apparents, comment le savoir d’ailleurs, c’est la contamination assurée pour le vendeur et pour tous les acheteurs de masque qui vont suivre. La chaîne de transmission demeure ainsi ouverte. La contamination se poursuit et la maladie se propage.

Comment le porter:

La meilleure façon de porter le masque consiste à le mettre de façon à ce qu’il soit bien fixé et couvre entièrement la bouche et le nez. Comme ça, on ne rejette pas sur autrui les liquides ou postillons émis pendant qu’on parle, tousse ou éternue. En retour, on est soi-même protégé des mêmes risques venant de nos multiples contacts quotidiens.

Soins à apporter pour sa bonne conservation:

L’entretien des masques est très variable. Il est fonction de critères que seuls les scientifiques et les fabricants peuvent nous définir. D’ailleurs il y a des masques pour le grand public et d’autres pour le monde médical. Ils sont nettement différents sur tous les plans : concept, design, niveau d’efficacité et de protection, solidité… De même, à l’échelle de nos pays, il y a les masques dits industriels qui sont importés et ceux artisanaux, produits localement par nos tailleurs. Ces derniers sont répertoriés dans cette gamme et pourraient se classer dans la catégorie des masques lavables et recyclables ou, c’est selon ce qu’on en pense avant l’avis des spécialistes, jetables, à usage unique, juste bons à filtrer, tant bien que mal, la poussière et à retenir les sécrétions nasales et buccales.

Notre avis est que ce problème de masques de protection contre le coronavirus est à l’identique de celui de notre garde-robe. Si certains de nos vêtements sont lavables et vont chez la buandière, les autres qui ne le sont pas, sont nettoyés au pressing. Ne pas en tenir compte, c’est courir le risque de  perdre son casque à la première tentative de nettoyage.

Pour s’épargner tous ces soucis, il est préférable d’avoir par-devers soi, plusieurs masques de rechange et de les entretenir au mieux.