Pour endiguer l’insécurité, le commissaire central de Labé sollicite le rétablissement des postes de police vandalisés

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Ousmane Fofana, commissaire central de police de Labé. Alaidhy Sow/Guinéenews.

Pour faire face au phénomène d’insécurité galopante dans la commune urbaine de Labé, le commissaire central de la police, M. Ousmane Fofana sollicite de la part des autorités compétentes, la remise en service des postes de police vandalisés par la population, lors d’émeutes enregistrées antérieurement dans cette agglomération de la Moyenne Guinée.

 Il s’agit du commissariat urbain de Daka 1, détruit et pillé il y a près d’une décennie, et du poste de police de Dianyabhée, vandalisé  en cette même  année 2019.

En l’état actuel, la commune urbaine de Labé dont la population est estimée à plus de 200 000 habitants, ne disposerait que d’un seul commissariat.

D’où cet appel pressant  du commissaire central en faveur de la réhabilitation des postes de police cités plus haut.

« Lors d’une marche des taxi-motos, ils ont vandalisés le poste de police de Dianyabhé, et c’est la deuxième fois. La première fois, je crois, je n’étais pas là, c’est le préfet même qui s’est levé avec la collaboration de la population, les auteurs ont été interpellés et déférés devant les tribunaux. Et c’est le préfet en personne qui s’est levé pour la réfection de ce poste de police. Cette fois-ci encore, ils sont venus vandaliser le coin. Donc, j’ai fait un rapport que j’ai envoyé au niveau du département. Mais il y a déjà un ancien commissariat urbain à Daka 1 que tout le monde connait, qui est vandalisé, il y a belle lurette. Lorsque j’ai pris service aussi, j’ai dressé un rapport que j’ai envoyé au niveau de mon département, si éventuellement on pouvait réparer», explique M. Ousmane Fofana, le commissaire central de la police de Labé.

Ainsi, le commissaire déplore le fait qu’une ville comme Labé ne dispose que d’un seul commissariat qui est largement au-dessous des besoins.

 « Labé est maintenant devenu une grande ville, un centre commercial où toutes les institutions sont représentées. Il y a un monde énorme, donc vu l’envergure, c’est des infractions qui se commettent par-ci par-là. Dans la commune urbaine, il n’y a que l’unique commissariat central, c’est le seul. Maintenant s’il y avait ce commissariat urbain et le poste de police de Dianyabhée, ça allait au moins décentraliser pour que la police soit au cœur même des citoyens. Mais Dianyabhéé vandalisé, Daka depuis belle lurette c’est resté lettre morte. Donc c’est une autre difficulté que nous avons », reconnait-t-il.

Ce manque à gagner, laisse place au grand banditisme qui monte en flèche, d’après notre interlocuteur.

  « Vous vous imaginez présentement les vols de motocyclettes, les attaques ; plusieurs bandits se réfugient à Dianyabhé », dénonce le commissaire Fofana Ousmane.  Qui estime ainsi être sur une démarche de remise en service ne serait-ce que du poste de police de Dianyabhé.

« A l’heure où je vous parle, j’ai sollicité une rencontre avec l’autorité locale de Dianyabhé pour qu’ensemble nous puissions voir qu’est-ce qu’il faut urgemment pour que le poste de police là fonctionne», déclare le commissaire.

En plus du vol de motocyclettes, le cambriolage de boutiques et magasins est monnaie courante dans la commune urbaine de Labé.