Pour faire de Conakry la capitale africaine du livre, Sansy Kaba plaide auprès du gouvernement

0
2746
Ceci a tendance à devenir une tradition. A l’initiative des éditions l’Harmattan Guinée, des rencontres littéraires ont lieu toutes les semaines à Conakry. Un rendez-vous hebdomadaire qui se tient dans un cadre idéal offert par un hôtel de la place pour faire la promotion du livre et de la lecture.

A la faveur d’une cérémonie de dédicace tenue ce weekend, le directeur général de l’Harmattan Guinée, initiateur des 72 heures du livre, a étalé son ambition de faire de Conakry la capitale africaine du livre, tout en sollicitant l’implication du gouvernement, notamment à travers le ministère des Affaires étrangères.

« Excellence Monsieur le ministre des Affaires étrangères, Conakry a été capitale mondiale du livre. Aujourd’hui, nous sommes en train de nous battre pour devenir capitale africaine du livre. Vous avez suivi à travers la dernière édition des 72 heures du livre. Avec l’accompagnement de la Francophonie, nous avons eu l’accord officiel des partenaires pour que Conakry puisse abriter le Salon international du livre. Ce qui consacrera notre capitale comme capitale africaine du livre. C’est une biennale. Normalement, la première édition devrait se faire cette année. Mais pour cause de pandémie, elle n’a pas pu se tenir », a expliqué Sansy Kaba Diakité.

« Et pour cela, poursuivra-t-il, nous avons besoin de votre soutien. Nous avons besoin que vous nous ouvriez les portes de l’Union africaine, celles de l’Oif, de l’Unesco, des Nations-unies et que nos diplomates partout à travers le monde portent le projet pour que Conakry soit la capitale africaine du livre ».

Il y a 12 ans que l’Harmattan Guinée organise Les 72 heures du livre. Une manifestation culturelle grandeur nature qui se passe au strict niveau des organisateurs qui choisissent chaque année le pays invité d’honneur au sein des professionnels du livre.

Et désormais, le souhait de Sansy Kaba Diakité et de toute l’équipe qui l’entoure, pour les prochaines années – et à commencer par 2021 – est que le pays invité d’honneur soit choisi en commun accord avec le ministère des Affaires étrangères.

« Cela, pour qu’on puisse réellement vous suivre, parce que vous avez des orientations, vous connaissez les pays qui sont en parfaite collaboration avec la République de Guinée. Nous souhaiterions qu’on ait une commission mixte composée de professionnels du livre et cadres du ministère des Affaires étrangères pour faire chaque année le choix stratégique du pays invité d’honneur », a exprimé M. Diakité.

En réponse, le chef de la diplomatie guinéenne a réitéré l’adhésion de son département à cette sollicitation. Mais avant, Mamady Touré a dit que les deux parties peuvent régulièrement organiser des discussions au ministère des Affaires étrangères.

« Il y a du travail à faire. Mais ensemble, on peut arriver à quelque chose qui va être utile non seulement aux diplomates, mais aussi le reste de nos concitoyens », a conclu le ministre des Affaires étrangères et des Guinéens de l’étranger.