Pour lutter contre la déforestation à Lola : les ex-occupants de la forêt de N’déré sensibilisent les populations à la création des plantations 

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Pour booster la culture  de cacao, de café , de palmiers ainsi que  de l’hévéa  dans la préfecture de Lola, les ex habitants de la forêt de N’déré  passent actuellement par une  campagne de  sensibilisation et de mobilisation des Guinéens, afin de les encourager à  créer des  plantations  communautaires pour diversifier  la culture dans la préfecture  dont les 70% sont des producteurs de riz. La culture du riz sur brûlis  étant l’un des facteurs de  disparition  des grandes forêts tropicales humides dans la préfecture de Lola,  il est temps de penser à la culture pérenne, a-t-on appris sur place .

Interrogé par Guinéenews, Sibi Jean-Marie, ressortissant ivoirien, déclare à propos de leurs objectifs: « notre objectif  est d’apporter un plus à l’agriculture guinéenne, à travers la culture pérenne où la Guinée a des difficultés. La préfecture de Lola a une  potentialité énorme dans la culture de cacao,de café ,de palmiers à huile et l’hévéa culture. Au-delà  de ça, nous voyons que les Guinéens en majorité font la culture de riz qui est une culture de substance non une culture d’économie à long terme. Pour équilibrer la balance agricole et booster l’économie de la préfecture de Lola,  alors il faut développer le secteur de la culture pérenne. Nous venons  pour  apporter notre expertise pour pouvoir  absorber le flux des jeunes en les invitant  à la production de cacaoyer, de la banane, de palmiers à huile ainsi que l’hévéa culture », a-t-il souligné.
Selon Jean-Marie  Sibi, avec le phénomène des feux qui est récurrent dans la préfecture de Lola,  il faut  préconiser  certaines approches.
« Pour pallier ce phénomène, nous pensons que  les autorités administratives vont nous aider à créer des projets de plantations communautaires.
Créer  des plantations autour des villages  et ces plantations communautaires vont permettre de financer les projets communautaires. Selon lui, pour minimiser les dégâts liés  à l’affaire des feux et des bœufs,  il faut multiplier et développer les plantations. Et que  s’il n’y a plus de place pour les pâturages, les éleveurs vont partir . S’il y a assez  de terrains vides, il y aura toujours des problèmes », a-t-il expliqué.
« L’agriculture nourrit son homme. Et être planteur de riz, c’est bon mais planter le cacao, le café, l’hévéa ou le palmier c’est bien. Aujourd’hui nous sommes à N’Zoo, Tounkarata, Gama Brema mais nous allons véhiculer le message dans la préfecture  de Lola. Nous voulons les encourager à nous recevoir dans toutes les localités,  et  nous allons apporter la formation et l’assistance nécessaire, afin  que ce boom agricole commence par la préfecture de Lola »,  a-t-il conclu.