Pour restaurer le couvert végétal, Oyé Guilavogui annonce une émulation entre les préfectures

mai 22, 2019 1:33

Il n’est jamais assez aberrant d’écrire que le couvert végétal guinéen est sérieusement éprouvé par la sécheresse avec son corollaire de déboisement. Une malheureuse situation perceptible sur l’ensemble du territoire nationale qui en prend assez de coups.

Mieux que quiconque, le ministre de l’Environnement, des Eaux et Forêts en est conscient. Et d’ailleurs, Oyé Guilavogui impute le déficit du courant électrique à ce phénomène de déboisement. D’où la nécessité d’opter pour une nouvelle alternative en vue d’inverser cette tendance.

« Vous avez dû constater le problème de courant. Quand l’eau diminue, nous ne pouvons pas avoir du courant. Donc, sur les têtes de sources où sont érigés des barrages et qui fournissent de l’énergie, ils ont fini par couper les bois tout au long. Comment voulez-vous que ces sites aient de l’eau en abondance? Voilà le nœud de la problématique de perturbation du courant électrique, mais les gens ne le savent pas. Alors, c’est à cela que nous voulons remédier. La campagne nationale de reboisement que nous avons baptisée Initiative présidentielle, parce que l’idée émane du premier magistrat du pays, pour organiser un concours entre les préfectures, en invitant tout le monde à planter des arbres », a indiqué le conférencier en langue nationale soussou.

Et pour mieux réussir ce challenge, Oyé Guilavogui soutient qu’il a été décidé de mettre en jeu une prime qui va récompenser les meilleurs planteurs d’arbres. « C’est cette émulation qui doit commencer cette année. Si je prends Dubréka, les ONG qui font le reboisement là, elles ne le font pas ailleurs, mais sur les têtes de sources. Si vous prenez Kindia, il y a des sites touristiques comme le Voile de la mariée. L’eau qui y coule a diminué et tend même à tarir. Donc, les normes qu’on donnera aux populations de Kindia, c’est d’aller planter à la tête de cette source pour que l’eau y demeure constamment », a-t-il annoncé.

Citant dans ce même sillage la préfecture de Kankan, le ministre d’Etat, ministre de l’Environnement, des Eaux et a fait noter que sur le fleuve Milo, aujourd’hui, avec l’ensablement très avancé, on peut traverser ce fleuve à pied.

« Donc, les normes qui seront données aux populations de Kankan voudraient qu’elles plantent des arbres le long du fleuve Milo, question de préserver l’eau. Il en sera ainsi pour toutes les préfectures du pays », a rassuré Oyé Guilavogui.