Poursuite de la grève des greffiers : les tribunaux désespérément vides ce mercredi

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Alors que le président de l’Association des greffiers de Guinée a minimisé l’action de ses confrères lundi, les greffiers grévistes ont poursuivi ce mercredi 13 juin leur grève générale déclenchée la semaine dernière.

Les tribunaux de la capitale, à l’image de celle de Dixinn (ici en image), ont donc été paralysés – les salles d’audience sont restées vides. Mardi, dans un entretien téléphonique avec Guineenews, Arafan Diané, l’un des cinq meneurs de la grève, a prévenu. «Ce mercredi,  pas d’audience. Même s’il y a audience, on n’assistera pas », a déclaré Arafan qui a tenu à contester l’autorité de Banjou Doumbouya, le président de l’Association des greffiers de Guinée. «Il (Banjou Doumbouya) n’a aucune légitimité. Il se réclame président d’une association qui, juridiquement n’existe plus »,  a contesté Arafan Diané, greffier auprès du tribunal de première instance de Mafanco.

Sur l’illégitimité de Banjou Doumbouya, Arafan révèle l’agrément de l’Association des Greffiers de Guinée (AGG) est caduc depuis 2017.

Parlant de l’assemblée des greffiers tenue le lundi 11 juin à huis clos,  Arafan dénonce une mascarade. «Je peux vous dire qu’il n’y avait aucun greffier à cette assemblée. Ce sont  des élèves greffiers qu’il a pris pour les regrouper dans la salle », a dénoncé le greffier.

Le gréviste indique que les greffiers, qu’ils soient à Conakry ou à l’intérieur du pays, ne suivent plus Banjou Doumbouya qu’on croit être du côté du ministère de la Justice. Celui-ci nous a confié que les greffiers grévistes ne représentent qu’une minorité par rapport à ceux qui ne sont pas en grève. Même son de clos du côté du ministère de la Justice. D’ailleurs, le porte-parole de la Justice préfère parler d’un mouvement de protestation de quelque cinq greffiers. Sauf que sur le terrain, les faits semblent donner raison à la bande de Arafan Diané, Tamba Ouendeno, Mamadou Dian Baldé, Jean Bongono, Kaba 1 Traoré.