Préalable aux négociations : Soumah exige la libération des enseignants interpellés

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Suite à l’arrestation de plusieurs syndicalistes du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée, cet après-midi du samedi 11 janvier, sur instruction du proviseur du Lycée-Collège Bonfi, Alhassane Bérété, un fonctionnaire « zélé », Aboubacar Soumah pose désormais  comme préalable à toute négociation avec le gouvernement, la libération de ses camardes, écroués  au Commissariat Central de Matam.

Il s’agit entre autres de Sâa Léno, Mohamed Lamine Yansané, Mamadouba Camara, Thierno Amadou Baldé et M. Kamano. Joint au téléphone Saliou Soumah, coordinateur communal du SLECG à Matam explique :

«Mes camarades étaient venus s’informer sur les conditions d’arrestation de leur camarade. Je déplore que ce dernier soit déshabillé devant ses élèves avant d’être mis aux arrêts. Entre-temps, le proviseur Alhassane Bérété les a invités dans son bureau. C’est à ce niveau que les policiers sont venus les arrêter eux aussi. Nous avons informé notre avocat Me Salifou Béavogui et le général Aboubacar Soumah», a-t-il dit.

«C’est un abus du pouvoir, j’ai appelé l’inspecteur général du Travail Dr. Alya Camara, et lui ai dit, tant que nos amis ne sont pas libérés, nous n’irons pas au dialogue. Parce que c’est avec ceux-ci que nous devons aller sur la table de négociation le lundi. Quand nous avons appris que le proviseur du Lycée-Collègue Bonfi a déshabillé notre camarade devant les élèves avant de le faire arrêter, nous avons dépêché une délégation pour savoir ce qui s’est passé. C’est cette délégation qui est mise aux arrêts», a fait savoir Aboubacar Soumah au bout fil.