Présidentielle 2020 :  désigné candidat de l’udg,Mamadou Sylla prévient

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 «On ne va pas à la guerre pour la gagner forcément. Si je suis battu dans une transparence, c’est un jeu démocratique, j’accepterais le résultat et je vais féliciter mon challenger.  Mais si les choses se passent comme l’autre fois (double scrutin du 22 mars 2020, NDLR) où ils ont pris des urnes pour les envoyer dans les camps militaires tout en interdisant aux citoyens de bien voter, nous n’accepterons pas cette mascarade.  Si le président Alpha Condé se présente comme candidat à sa propre succession, je n’ai pas les moyens de l’empêcher. La loi lui donne aujourd’hui le droit d’être candidat. Je rappelle que nous avons tout fait pour le dissuader sans succès. Notre problème aujourd’hui, c’est la transparence. Parce qu’il y a beaucoup de choses qui restent à régler au niveau de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). Si elles ne sont pas réglées, nous pouvons nous retirer même à 72 heures du scrutin. »

Le président de l’Union Démocratique de Guinée (UDG) Mamadou Sylla a annoncé ce samedi 15 août sa candidature à l’élection présidentielle prévue pour le 18 octobre prochain. C’était à l’issue du troisième congrès national de son parti à Dixinn.

« Je suis très content et heureux de cette confiance renouvelée pour la troisième fois depuis que je suis à la tête de l’UDG il y a quinze ans », s’est-il réjoui devant les militants et sympathisants du parti.

Sur la probable candidature du président Alpha Condé à cette présidentielle, le leader de l’UDG Mamadou Sylla dira ceci : « on ne va pas à la guerre pour la gagner forcément. Si je suis battu dans une transparence, c’est un jeu démocratique, j’accepterais le résultat et je vais féliciter mon challenger.  Mais si les choses se passent comme l’autre fois (double scrutin du 22 mars 2020, NDLR) où ils ont pris des urnes pour les envoyer dans les camps militaires tout en interdisant aux citoyens de bien voter, nous n’accepterons pas cette mascarade.  Si le président Alpha Condé se présente comme candidat à sa propre succession, je n’ai pas les moyens de l’empêcher. La loi lui donne aujourd’hui le droit d’être candidat. Je rappelle que nous avons tout fait pour le dissuader sans succès. Notre problème aujourd’hui, c’est la transparence. Parce qu’il y a beaucoup de choses qui restent à régler au niveau de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). Si elles ne sont pas réglées, nous pouvons nous retirer même à 72 heures du scrutin. De toutes les façons, nous ne sommes pas prêts à jeter l’argent par la fenêtre si on sait que les résultats de l’élection sont connus d’avance. En ce moment, on va laisser seul le président de la République Alpha Condé dans la course. Lui-même, il sera comptable de tout ce qui va se passer après. A partir d’aujourd’hui, nous allons nous adresser à la CENI pour poser beaucoup de questions liées à la transparence. Si les conditions de transparence ne sont pas réunies, nous allons simplement nous retirer du processus. »

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