Présidentielle 2020 : L’ANAD passe le rapport de la CENI au crible

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L’Alliance nationale pour l’alternance et la démocratie (ANAD) ne cesse de dénoncer la façon dont la centralisation des procès-verbaux a été faite dans les CACV. Elle accuse la commission électorale de fermer les yeux sur de « nombreuses substitutions et falsifications » de PV par-ci, et d’« annulation » de bureaux de vote par-là.  Mais ce qui a encore « choqué » les membres de l’ANAD, c’est le rapport de la Commission électorale transmis à la Cour constitutionnelle.

« Le 1er point concerne les points 1 à 4 où on a attribué des chiffres à des préfectures et après l’examen du dossier venu des CACV, on nous fait croire dans le rapport de la CENI, qu’il n’y a aucun document qui accompagne ledit rapport, il n’y a aucun problème et les colonnes sont restées vides. Ça veut dire que ce sont des résultats parfaits où les CACV n’ont constaté aucun problème. On a signalé que des PV ont été écartés à Pita. On ne connait ni le nombre, ni les bureaux de vote qui ont été concernés par cet écartement. Et la raison qu’on avance ici, est que les PV sont illisibles. Comment ces PV sont-ils illisibles ? Parce que c’est le premier volet. On ne peut pas me dire que c’est illisible comme le 6ème volet qui, à cause peut-être de l’auto-carbone, peut ne pas apparaître de façon lisible », a expliqué Jacques Gbonimy, Secrétaire exécutif de l’UPG.

Quant à Kéamou Pogola Haba, premier responsable de l’ANAD,  il a trouvé « illégale » la déclaration du président de la CENI annonçant le président sortant élu dès le 1er tour du scrutin du 18 octobre : « La CENI a menti. Elle a menti parce que le président de la CENI a déclaré publiquement un candidat élu. Cela n’est pas de sa responsabilité. » M. Haba fait savoir que cela a été consigné dans le document de recours transmis à la Cour constitutionnelle : « Cela donc a été mis dans notre recours à la Cour constitutionnelle pour dire que le président de la CENI ne doit donner que les résultats comptabilisés. Nous voulons que la Cour constitutionnelle se prononce sur cette responsabilité parce que cela ne revient pas au président de la CENI de déclarer un candidat élu. »