Présidentielle 2020 : les couacs de la révision exceptionnelle du fichier

0
488

La révision exceptionnelle des listes électorales devrait permettre de résoudre l’essentiel des préoccupations liées au fichier électoral avant la présidentielle dont la date proposée par la CENI pour le premier tour est fixée au 18 octobre. Seulement, cette opération de deux semaines qui a pris fin ce lundi 3 août a connu par endroits des couacs qui font subsister le doute sur la qualité du fichier électoral déjà assez décrié.

Si c’est sur une note globale de satisfaction que la CAERLE 1142 du quartier Yembeya entend clôturer la révision exceptionnelle, son président a tout de même constaté un engouement tardif des citoyens pour l’opération. Selon Fanta Mady Kéïta, c’est seulement ces derniers jours que la présence des populations s’est fait remarquer au niveau de sa structure. Surtout « en particulier depuis le vendredi dernier », précise-il. Ce qui pourrait expliquer, du moins en partie, le fait qu’il n’y ait eu que « 150 cas d’enrôlement » à quelques heures du bouclage des opérations selon les données recueillies par son équipe. Le seul souci à ce jour au niveau de la CAERLE présidée par M. Kéïta, réside dans le mystère qui entoure le paiement du reste de la prime de 500 mille francs guinéens promis aux agents de recensement.

Une situation vraiment enviable pour certaines CAERLE du côté de Matoto, en tout cas, à en croire à un membre de la commission électorale communale que Guinéenews a joint au téléphone. Selon notre source, il y aurait eu beaucoup de manquements dans cette opération dans la plus grande des 5 communes de Conakry.

Il n’y a pas eu de comité inter partis (CIP) au niveau communal pour cette révision exceptionnelle, contrairement aux fois précédentes, relève-t-il. Toujours selon notre interlocuteur, il y a eu une contradiction à propos des kits d’enrôlement.  Ces derniers contenaient des données datant de 2019 et même de 2015 pour certains, alors qu’ils étaient censés être formatés, relève-t-il.
Des allégations que nous avons tentées de recouper auprès du président de la CECI, Moussa Sangaré qui n’a pas répondu à nos sollicitations.

Du côté de la CENI, nos échanges avec le directeur du département communication et même du porte-parole de l’institution ne permettent pas de mettre totalement en doute les insuffisances signalées. Pour espérer éclairer ces zones d’ombre, il n’y a plus qu’à attendre la conférence de presse qui sera animée par l’institution ce mardi 4 août à Conakry.