Présidentielle 2020 : l’opposition joue-t-elle un double jeu ?

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La participation ou non de l’opposition à la présidentielle du 18 octobre prochain fait toujours jaser le microcosme politique guinéen. Telle est la leçon que nous tirons de la conférence de presse animée ce mardi 4 août par la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

La question se pose encore parce que les principaux partis politiques de l’opposition réunis au sein du Front national pour la défense de la constitution (FNDC) entretiennent encore le flou sur leur éventuelle participation à ce scrutin. Contrairement au Dr Ousmane Kaba qui a été investi candidat par le parti des démocrates pour l’espoir (PADES) à cette élection présidentielle le week-end dernier.

Mais si en théorie leur préoccupation reste le fait d’empêcher le troisième mandat d’Alpha Condé, dans les faits, des opposants et pas des moindres prennent part au processus. C’est le cas de la révision exceptionnelle des listes électorales de deux semaines qui a pris fin le 3 août. Sans les citer nommément, le président de la commission électorale nationale indépendante (CENI) a affirmé que les principales formations politiques de l’opposition ont participé à cette opération.

Kabinet Cissé l’a dit en présence des commissaires issus des rangs de l’opposition, notamment l’UFDG. Il s’agit de Bano Sow, le vice-président de l’organe de gestion des élections, Safa Tounkara, le directeur adjoint du département en charge du fichier électoral et Diogo Baldé, le directeur adjoint du département des opérations. Ils étaient tous présents au présidium.

Même s’ils ont donné leur langue au chat pendant qu’ils ont été personnellement interpellés à propos d’une reprise de position qu’ils ont récemment eue contre le processus électoral en cours. C’était en juin dernier, dans une déclaration signée par six des sept commissaires issus de l’opposition.