Présidentielle : à jour J-4, l’UFDG et ses alliés signalent trois « grandes » anomalies

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En conférence de presse ce mardi 13 octobre, des responsables de l’UFDG et leurs alliés ont signalé des anomalies qui entacheraient la crédibilité de l’élection présidentielle du 18 octobre prochain.

Aliou Condé l’a d’abord signalé en critiquant surtout la décision de la CENI de ne pas remettre aux partis en compétition des copies des procès-verbaux et le non-affichage des listes électorales à quatre jours du scrutin. Dr Fodé Oussou Fofana, le directeur de campagne l’a appuyé en appelant la CENI à revenir sur sa position pour permettre aux partis politiques de rentrer en possession des procès-verbaux. Keamou Bogola Haba, secrétaire général de l’UNAD (devenu ANAD) et président fondateur de l’UGDD.

« La liste devrait être affichée pour qu’on sache qui vote. Aujourd’hui, la distribution des cartes électeurs est mal faite et elle n’est pas exercée par endroits. Par ailleurs, il y a une distance très élevée entre des électeurs et leurs bureaux de vote », a dit Keamou Bogola Haba sur le premier point.

Sur le deuxième point, Haba dira : « une élection doit être sur tout le territoire. Or, à la date d’aujourd’hui, les zones de Kankan et autres ne sont plus accessibles au principal opposant et candidat de l’ANAD (Alliance Nationale pour l’Alternance Démocratique). Nous ne sommes plus sûrs que des élections sérieuses auront lieu dans cette partie du territoire. Si le candidat a été empêché d’y accéder, ce n’est pas le délégué qui y sera autorisé. Si des dispositions ne sont pas prises d’ici dimanche, nous demanderons purement et simplement que le vote dans cette zone soit annulé. »

Sur la dernière anomalie qui concerne les procès-verbaux, le président fondateur de l’UGDD indique qu’il n’est pas question de ne pas les remettre aux partis en compétition. « Normalement, chacun des 12 candidats doit avoir une copie de ces procès-verbaux des bureaux de vote… La CENI ne rassure, et on vient de nous indiquer qu’aucun candidat n’aura les résultats des bureaux de vote », a indiqué Keamou Bogola Haba.

Si ces anomalies ne sont pas corrigées, l’UFDG et ses alliés boycotteront-ils le scrutin du 18 octobre ? « Pour le moment, nous n’avons pas changé d’avis (en ce qui concerne leur participation au scrutin) », a dit Dr Fodé Oussou Fofana. Ce qui reste clair, à en croire aux conférenciers, c’est que l’UFDG ne se laissera pas voler sa victoire.