Présidentielle : Alpha et la Ceni dans un pas de deux

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Comme lors des élections précédentes, la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) n’a pas l’air de jouer franc jeu, dans la gestion du scrutin de ce 18 octobre. L’institution est en effet accusée par les opposants au régime de servir de poisson-pilote au parti au pouvoir, pour favoriser la réélection du président pour un troisième mandat.

La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) continue d’essuyer des critiques de l’opposition pour l’opacité qui entourerait de bout en bout le processus électoral.

Les opposants s’appuient sur le refus de la Ceni de délivrer des procès-verbaux aux délégués des partis affectés dans les bureaux de vote. Une décision unilatérale qui serait en porte-à-faux avec la loi électorale. Mamady 3 Kaba, le porte-parole de la Ceni a écumé certains plateaux de radios télé, pour botter en touche ce nième casus belli électoral. Sans convaincre.

Cette affaire de PV ne serait en réalité que la partie immergée de l’iceberg dans ce tripatouillage électoral que l’Oge serait en train de préparer au profit du candidat du Rpg.

C’est du moins ce que la sortie d’une partie des commissaires de l’institution nous apprend sur les desseins cachés de leur président Kabinet Cissé.

Ces commissaires qui sont entre autre Mamadou Bano Sow, Marie Helène Sylla, Ibrahima Diogo Baldé et Mamadou Safa Tounkara, et qui occupe respectivement les fonctions de vice-président, de directrice du département des démembrements, de directeur adjoint des opérations, et directeur adjoint du département fichier électoral viennent de jeter un gros pavé dans la marre du sieur Kabinet Cissé. Pour la simple raison qu’à leurs yeux, il y aurait un flou dans la gestion des PV, des bulletins de vote, des cartes d’électeurs et des bureaux de votre entre autres.

Outre que le président de la Ceni  voulait faire bon marché des opérations d’affichage des listes électorales, avant de s’y résoudre finalement, il y a cette soustraction frauduleuse des lots de cartes d’électeurs par des présidents de commissions en complicité avec des autorités locales. Avec pour seul but d’empêcher des citoyens d’exercer librement leur droit de voter pour leur candidat de choix. Cette supercherie est une preuve palpable que le pouvoir serait dans un pas de deux avec la Ceni, dans l’organisation de ce scrutin de dupes.

Aux opposants d’en tirer les leçons pendant qu’il est encore temps. Au lieu de se laisser ferrer comme une dupe par un exécutif qui ne cache pas sa volonté de confisquer le pouvoir.

Et ça, le directeur de campagne du parti au pouvoir vient de donner le ton de leurs velléités, à ne pas accepter autre victoire que celle de leur candidat.

Quand il claironne je cite « nous ne reculerons devant rien, nous ne céderons rien et nous ne plierons devant personne ». Des propos qui en disent long sur le mépris de ce gouvernement pour la chose démocratique.