Présidentielle du 18 octobre: Critiqué, Dalein répond à ses détracteurs

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Si Cellou Dalein Diallo estime qu’il ne devait refuser la candidature dont son parti lui a demandé de faire acte à la présidentielle du 18 octobre, l’opposant se savait particulièrement attendu sur un sujet. Celui lié  aux nombreuses victimes tombées dans la bataille contre le troisième mandat.

C’est donc tout naturellement que le principal challenger d’Alpha Condé consacre une bonne partie de son discours aux jeunes tués dans des circonstances encore non élucidées.

C’est d’ailleurs au nom du combat pour «les droits humains, les règles et les principes de l’État de droit et de la démocratie» qu’il ne pouvait pas refuser cette candidature, argue-t-il. Affirmant « qu’il a encore, frais dans l’esprit et chaud dans le cœur, la mémoire de tous ces jeunes martyrs, tombés tragiquement sous les balles assassines de ce régime sanguinaire ».

Avant de prier «Dieu [pour qu’Il] nous donne la force et le courage de poursuivre leur combat jusqu’à la victoire finale», explique-t-il, comme pour répondre à ses détracteurs.

Poursuivant son discours, l’ex-chef de file de l’opposition au parlement guinéen déclare que «le sacrifice de ces jeunes concitoyens appelle à la résistance. Leur sang engage à la détermination. Leurs âmes cueillies à la fleur de l’âge ou au zénith de leur vie réclament la liberté et la prospérité au bénéficie du peuple de Guinée pour lequel elles sont tombées».

Et le désormais candidat de l’UFDG à la prochaine présidentielle d’insister à l’endroit de l’opinion défavorable à l’engagement de son parti dans ce processus qu’il ne cesse de critiquer. «Non, ce n’est pas en allant aux élections qu’ils nous condamneront. Nous n’avons pas le droit de nous résigner ou encore nous apitoyer sur notre sort, et se laisser prendre dans la houle d’une quelconque culpabilité qui nous fera perdre de vue l’essentiel.» Car, contre-attaque-t-il,  «le coupable, ce n’est pas nous, c’est Alpha Condé. C’est lui qui a armé sa milice et jeté cette horde sauvage aux trousses de nos combattants. En ce qui nous concerne, nous avons l’obligation de nous dresser devant Alpha Condé, sans concession aucune, pour honorer les corps de nos martyrs tombés sur le chemin de la liberté».

Dans la même lancée, Dalein ajoute à l’endroit de ses mandants, et peut-être d’autres sympathisants et détracteurs, qu’il porte ce projet, parce que convaincu que «notre combat doit continuer». Et parce que «par la force de votre confiance permanente en moi et au nom du serment de la construction d’une Guinée que je vais unir et servir.»

Une ambition dont l’aboutissement passera, en tout cas si elle devait aboutir, par un processus plein de péripéties