Présidentielle du 18 octobre : pourquoi l’UFD n’y prend pas part

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Baadicko Bah, président de l'UFD

L’union des forces démocratiques du député Mamadou Bah Baadiko explique sa non-participation à la présidentielle du 18 octobre. Le parti dirigé par le député Mamadou Bah Baadiko a fait une déclaration à cet effet hier jeudi à Conakry.

Le constat avait été déjà fait par les observateurs après la clôture du dépôt des dossiers de candidature à la Cour Constitutionnelle dont les délais couraient jusqu’au 9 septembre. C’était donc un fait que parmi les candidats déclarés, il n’y en avait pas un qui soit présenté par l’UFD dont le président, interrogé récemment par Guinéenews, annonçait des consultations en vue d’une décision sur le sujet.

A propos, « après de larges consultations internes et l’analyse approfondie de la situation politique nationale’’, l’ufd a décidé de ne pas participer à cette consultation », lit-on dans la déclaration du parti dont Guinéenews a reçu copie. « Notre contribution au débat en tant que candidat, dans une élection non libre, non transparente et honnête, ne s’impose pas », estime-t-on dans les rangs de l’UFD

Sauf que, le parti de Baadiko Bah a pris part aux dernières législatives qui étaient mêmes couplées au référendum le 22 mars dernier. Un contre-argument opposable et souvent opposé aux acteurs ayant participé au double scrutin législatif et référendaire mais qui renoncent à la présidentielle pour des raisons de cohérence, soit liées à la qualité du processus. Une question que l’UFD ne pouvait pas éluder. Et dans sa déclaration, le parti dirigé par Badiko soutient :  « dans notre contexte, les présidentielles n’ont pas la même portée que des élections locales ou législatives. » Et d’ajouter : « comme on l’a vu lors de la session spéciale du parlement monocolore en mai-juin 2020, notre présence a constitué le seul et unique rempart du peuple contre la vague déferlante et sans retenue du parti unique du RPG. »

Dans la suite de sa déclaration, l’UFD ne jette pas la pierre au front national pour la défense de la constitution (FNDC). Au contraire, la formation politique dirigée par Baadiko qualifie de « noble » le combat de ce collectif contre troisième mandat.

Cependant dans sa déclaration, le parti reste très amer à l’endroit des autres partis politiques ayant boycotté et tenté d’empêcher les dernières législatives. Ce que les observateurs de la vie politique nationale mettront au compte des éternelles rivalités entre Badiko et d’autres leaders de l’opposition notamment Cellou Dalein Diallo.