Prison civile de Kindia: des riverains tirent la sonnette d’alarme

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Les populations riveraines qui habitent dans le pourtour de la maison centrale de Kindia, située dans le quartier Sarakoleah, se plaignent des  déchets humains déversés  dans le petit marigot du coin, et de l’odeur nauséabonde que dégages ces déchets, craignant que cela  n’affecte dangereusement leur état de santé, a-t-on appris sur place.

Nafissatou Condé, l’une des habitantes de ce carré témoigne de leur calvaire : « Nous souffrons énormément, cette eau on l’utilisait avant est aujourd’hui souillée. Regardez les déchets déversés dans cette eau. Cette situation nous inquiète vraiment. Quand la nuit tombe, nos enfants ne dorment pas, les moustiques inondent nos maisons, dès 19h, déjà tu ne peux plus t’assoir au salon, à cause des moustiques, pourtant, nous ne pouvons pas mettre les moustiquaires au salon et quand tu utilises les insecticides cela rend les enfants malades. La saleté est indescriptible, quand il pleut, tu as même envie de vomir, que l’État nous vienne en aide pour nous éviter le pire », a-t-elle plaidé au micro de guineenews.

Habitant à quelques trois mètres des lieux, Madame Mara, enseignante se trouve dans la même situation. Elle déplore surtout le  manque de réaction des autorités locales. « Cette situation nous menace, nous avons tout fait, mais jusqu’à présent impossible que cela change. L’autre aspect de la situation porte sur le fait que  cette eau  fait tomber petit à petit la terre sur la quelle est bâtie cette maison, et si cela tombe, c’est un danger pour nous les riverains, donc nous souffrons énormément, si l’État ne vient pas en aide, ce n’est pas bon », a-t-elle averti à son tour.

Au bureau du régisseur de la maison centrale, notre reporter a plutôt essuyé la colère de  l’adjoint de celui-ci, en guise de réaction aux plaintes des riverains.