Privée d’eau et de centre de santé : la localité de Pinè se rappelle au bon souvenir du président

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Le  district de Pinè situé dans la sous-préfecture de Gama Brema dans la préfecture de Lola, à seulement 4 kilomètres  de la frontière ivoirienne est à l’image des autres localités du pays profond, où il n’y a ni eau courante, ni centres de santé, ni écoles dignes de nom.

Les populations de Pinè ont profité du passage de notre reporter dans leur localité pour lancer un SOS auprès du gouvernement, afin qu’il leur vienne en aide en termes d’infrastructures routières, scolaires et sanitaires.

C’est le représentant des sages, Gbato Yomalo qui a énuméré  les besoins de son village au micro de guineenews.

« Pinè est un village historique dans l’histoire politique de la Guinée actuelle. C’est là que le président fut interpellé en 1993. Aujourd’hui Pinè est un district agropastoral. Nous élevons des bœufs, des ovins et des caprins. Le district est aussi reconnu pour sa production agricole vivrière  et de rente, qui permet  de  ravitailler  le  marché de Lola et au-délà en vivres », a-t-il souligné.

Puis d’ajouter : « Avec une population de 1822 habitants,  nous n’avons pas de pompes fonctionnelles, on puise dans le marigot. Nous n’avons non plus  de poste de santé.

Aujourd’hui, il faut construire un poste de santé pour la population qui en manque beaucoup. Et nous sommes à 14  kilomètres de la commune rurale de Gama Brema.  Il faut transporter les gens à Gama Brema pour les soigner », déplore le porte-parole du village.

Les populations de Pinè invitent également le gouvernement à réprofiler leurs routes, en piteux état.

Il conviendrait de rappeler que c’est dans cette bourgade que l’actuel président fut interpellé en 1998, alors qu’il tentait de quitter le pays, après une présidentielle, dont il contestait les résultats.

Alpha Condé fut ensuite condamné à 5 ans de prison ferme pour « atteinte à l’autorité de l’Etat et à l’intégrité du territoire ».