Procès Elie Kamano et Cie à N’Zerekore : Le verdict attendu le 14 janvier

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Le procès de l’artiste et politique Elie Kamano, et ces 23 co-accusés, transféré à N’Zérékoré a eu lieu ce vendredi 10 janvier 2020. Il s’est déroulé au Tribunal de première instance de N’Zerekore en présence d’une  foule nombreuse.
En effet, après toute une journée d’audition dans une salle archicomble et sous une haute surveillance policière, le procureur Sidiki Kanté et le juge Daman, entourés de plusieurs autres de leurs collègues ont demandé la suspension de l’audience afin de leur permettre de se voir pour la délibération finale.
Mais contre toute attente, le procureur a annoncé aux environs de 21h, le report du procès pour le mardi 14 janvier à 10 heures.
Ce qui, du coup, a provoqué l’ire de  plusieurs jeunes massés hors de la cour du tribunal. Ainsi, ils ont jeté des pierres dans la cour et la police a riposté à coups de gaz lacrymogènes, pour disperser la foule. Et ce fut le débandade.
Interrogé par notre rédaction, un citoyen qui à préfèré gardé son anonymat a dit:  » Je suis une nouvelle fois déçu de notre justice, car elle est elle-même injuste. En plus de celà, je ne vois pas pourquoi délocaliser ce procès de Gueckedou pour l’envoyer ici à N’Zerekore. Connaissant déjà que cette ville est une ville de tension. Donc si le droit n’est pas dit dans ce procès, la justice aura été la cause d’une nouvelle tension à N’Zerekore. Sinon là où le problème s’est passé, c’est là où le jugement doit être fait ». Mardi, nous serons là encore pour soutenir Elie et ses co-accusés, dira en substance notre interlocuteur.
A rappeler que l’histoire remonte au 1er janvier 2020 à Gueckedou lorsque des jeunes ont érigé de barrages un peu partout à travers la ville pour exprimer leur mécontentement suite au refus des autorités locales de permettre à Elie Kamano de tenir son concert.
A noter que ce procès se tient sans avocat de la défense. Car selon Maître Michel Siba Kolié, les avocats n’ont pas été associés à la délocalisation du procès de Gueckedou pour N’Zerekore.
Nous y reviendrons