Prochaines manifs du FNDC : L’UFDG demande de tout fermer et de sortir dans la rue

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Le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) appelle à la mobilisation les 12 et 13 février 2020 pour s’opposer aux élections législatives et au référendum constitutionnel prévus pour le 1er marsprochain. En marge de l’assemblée générale de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) de ce samedi 8 février, le Dr Fodé Oussou Fofana a demandé aux « vieux » de ne pas laisser les jeunes seuls dans le combat contre ce projet de nouvelle Constitution.

C’est d’abord Ben Youssouf Keita qui est sorti pour inviter les sages à s’impliquer dans la lutte laissée uniquement, en tout cas dans la rue, aux seuls jeunes. Ce membre du bureau exécutif de l’UFDG demande à tout le monde de s’impliquer, chacun selon ce qu’il peut, qu’il s’agisse de sortir dans la rue, qu’il s’agisse de lobbyings ou d’autres pressions.

A son tour, le vice-président du parti chargé des affaires juridiques et sociales, le Dr Fodé Oussou Fofana, a demandé aux vieux de sortir manifester, et ce, même s’ils devaient être tués par les forces de l’ordre: « Vous  êtes concernés, vous les vieux. Il s’agit de vous et de votre vie. C’est vous qui savez si vous pouvez accepter qu’Alpha Condé mette ce pays dans la dictature. Si c’est non, vous devez vous lever et être dans la rue. S’il doit vous tuer, il n’a qu’à vous tuer. Vous devez vous lever. Les jeunes, les femmes, il faut qu’on passe le message à Alpha Condé pour lui expliquer que nous sommes indépendants depuis 1958. »

Plus loin, il fait savoir aux militants que les Guinéens ne peuvent compter que sur eux-mêmes: « Personne ne peut sauver le peuple de Guinée, si ce n’est pas nous les Guinéens. Ce n’est pas la communauté internationale, ce n’est pas l’extérieur, ce n’est pas la CEDEAO, ce n’est pas l’Union africaine, ce n’est pas les Nations unies. L’avenir et le sort du peuple de Guinée est dans nos mains.« 

C’est pour cette raison qu’il a demandé aux taximen, aux différents commerçants, de tout fermer pendant ces jours de manifestations.

Se prononçant sur la fermeture des frontières, le vice-président  de l’UFDG affirme que cette décision prouve la « panique » du pouvoir, surtout du fait que les deux plus grands leaders de l’opposition, à savoir Cellou Dalein Diallo et Sidya Touré sont en dehors du pays.